
Le recueil des nouvelles ‘’ moi président’’ de l’écrivaine, Destinée Hermella Doukaga, paru en mars 2019 aux Editions L’Harmattan Congo Brazzaville, a été présenté officiellement le 29 mars dernier dans la capitale congolaise.
Publié en 91 pages, « Moi président » contient sept nouvelles à savoir ‘ moi président’’ un jour je partirai ‘’ ‘’ sciatique dans les airs, le drame de Ditsoha’’ ‘’ le premier pas’’ ‘’ Facebook Africain’’,’’ lettre à ma Mère’’ toutes, tirées des faits de la réalité sociale congolaise.
Selon le critique littéraire André Patient Bokiba le livre d’Hermella Doukaga est proche d’un recueil de fables, chacune des nouvelles qu’il contient est porteuse d’un message à travers les mises en scène de l’écrivaine’’.
Répondant sur le choix du titre des Nouvelles « Moi Président ! », l’auteur, dont la communication littéraire n’a rien à voir avec la propagande politique, a fait savoir que ce recueil n’a aucun lien avec ses fonctions actuelles.
Née le 8 octobre 1983 à Dolisie dans le département du Niari en République du Congo, Destinée Hermella Doukaga, a été successivement mécanicien sur mirage F1, Ingénieur des champs pétroliers puis pilote professionnelle. Elle est titulaire d'une maîtrise en administration économique et sociale de l'Université de poitiers en France. Elle est présidente du parti politique le Front patriotique et députée de la circonscription unique de Nyanga dans le département du Niari. Depuis 2016, elle est ministre de la Jeunesse et de l'Education civique.
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 27 mars 2019 au Palais du peuple. Il a approuvé les projets de loi portant création des zones économiques spéciales respectives de Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso.

Ces textes qui seront ensuite transmis au parlement pour adoption vont favoriser la diversification de notre économie. Ils sont, par ailleurs, accompagnés de deux autres textes, le premier permettant la gouvernance la plus pointue et la régulation desdites zones, le second créant un organe d’aide, d’appui et d’assistance aux investisseurs désireux de s’implanter au plus vite dans lesdites zones.
La zone économique spéciale de Brazzaville est une emprise géographique terrestre d’une superficie de deux cent vingt-trois virgule quatre-vingt et un kilomètres carrés (223,81 km2). La zone économique spéciale d’Oyo-Ollombo sera située sur une emprise géographique terrestre dont la superficie a été déterminée par des études réalisées par des cabinets. La zone économique spéciale de Ouesso est une emprise géographique terrestre d’une superficie de trois mille sept cent quatre-vingt-seize virgule trente-neuf kilomètres carrés (3796,39 km2).
Sous réserve d’un agrément au régime des zones économiques spéciales, les entreprises pouvant s’y installer doivent avoir essentiellement une vocation exportatrice.
Il est à noter que les travaux nécessaires à la réalisation, pour chacune des zones économiques ici présentées, des parcs d’activité, des zones commerciales et résidentielles seront déclarés d’utilité publique.

Le Conseil des ministres a aussi adopté le projet de décret portant organisation et coordination de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales. Celui-ci décrit les différents niveaux d’intervention et de coordination opérationnelle des actions à mener en mer et détermine les modalités de leur financement. Il prescrit la création d’un comité interministériel placé sous la responsabilité du Premier ministre, chef du gouvernement qu’ assiste un secrétariat permanent avec pour principales missions :
d’élaborer la stratégie nationale pour la mer et les eaux continentales ;
de veiller à la cohérence des actions menées en mer et dans les eaux continentales par les différentes administrations de l’Etat intervenant en mer ou dans les eaux continentales ;
d’orienter et favoriser les échanges de compétences et la mutualisation des moyens.

Enfin le Conseil des ministres a nommé : M. Gaston Andoka, Docteur en biochimie, chargé de recherche de 10e échelon au poste de Président du Comité de direction de l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité et M. Jean-Jacques Ngoko Mouyabi, ingénieur principal des techniques industrielles catégorie I, 8ème échelon au poste de Directeur général de l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité.
Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 27 mars 2019
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 27 mars 2019 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son Excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.
Sept affaires étaient inscrites à l’ordre du jour, à savoir :
Quatre projets de loi et un projet de décret au titre du ministère des Zones économiques spéciales ;Un projet de décret au titre du ministère de la Défense nationale ;Des nominations au titre du ministère de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public.
La réunion du Conseil des ministres de ce jour a eu à son ordre du jour des affaires dont le principal objet est de poursuivre le patient travail de structuration et d’exécution de « La marche vers le développement », le projet de société de son Excellence, Monsieur le président de la République, projet sanctifié par le suffrage universel il y a un peu plus de trois ans.
Ainsi, le ministère en charge de la mise en place des zones économiques spéciales a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres les textes d’application permettant, par la création effective des zones de Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso, de donner vie et chair à la loi n°24-2017 du 9 juin 2017 relative à la création des zones économiques spéciales en République du Congo.
La loi du 9 juin 2017 précitée sur les zones économiques spéciales a pour vocation la détermination des conditions de création, de gouvernance et de fonctionnement des futures zones économiques spéciales.
Les lois soumises à l’examen du Conseil des ministres vont favoriser la diversification de notre économie. Elles sont, par ailleurs, accompagnées de deux autres textes, le premier permettant la gouvernance la plus pointue et la régulation desdites zones, le second créant un organe d’aide, d’appui et d’assistance aux investisseurs désireux de s’implanter au plus vite dans lesdites zones.
Enfin, le texte présenté par le ministère en charge de la Défense nationale a pour objet d’assurer un meilleur contrôle par l’Etat des eaux placées sous notre juridiction territoriale, élément majeur de notre souveraineté nationale.
Après ce propos liminaire, entrons à présent dans le vif des textes et affaires examinés lors du Conseil des ministres de ce jour mercredi 27 mars 2019.
I/- Ministère des Zones économiques spéciales
1- Trois projets de loi portant création des zones économiques spéciales respectives de Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso.
Invité à prendre la parole par le président de la République, M. Gilbert Mokoki, ministre des Zones économiques spéciales, a rappelé aux membres du Conseil des ministres que le Congo a engagé une politique volontariste de diversification, d’industrialisation et d’aménagement équilibré du territoire national, visant à promouvoir l’investissement.
C’est dans le cadre conceptuel de la loi n°24-2017 du 9 juin 2017 relative à la création des zones économiques spéciales, à la détermination de leur régime et leur organisation ainsi que celui de la loi n°34-2014 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire, que trois projets de création de zones économiques spéciales à Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso ont été soumis ce jour à l’examen et approbation du Conseil des ministres.
Ainsi, pour chaque zone économique spéciale, les projets de loi mentionnent la superficie, les coordonnées géographiques, les activités éligibles en son sein, tandis que des plans annexes en présentent les aspects techniques respectifs.
La zone économique spéciale de Brazzaville est une emprise géographique terrestre d’une superficie de deux cent vingt-trois virgule quatre-vingt et un kilomètres carrés (223,81 kms2) délimitée par les coordonnées précisées dans le plan annexé à la loi.
Sous réserve d’un agrément au régime des zones économiques spéciales, les entreprises pouvant s’y installer doivent avoir essentiellement une vocation exportatrice dans les quelques domaines suivants (liste non exhaustive) :
culture de transformation de plantes oléagineuses ;culture de légumes, pépinières, horticulture ;construction de bâtiments ;activités financières et d’assurance ;activités immobilières ;activités spécialisées, scientifiques et techniques ;activités de service, de soutien et de bureau ;activités artistiques, sportives et récréatives ;industries pharmaceutiques ;fabrication de produits chimiques et organiques ;fabrication de véhicules automobiles et autres ;fabrication de machines d’usage spécifique (tracteurs et matériels agricoles ou forestiers)information et communication ;commerce de gros et autres activités intermédiaires ;production et distribution d’eau, assainissement, traitement des déchets et dépollutionactivités touristiques, etc.
Nous renvoyons au corps du projet pour la liste exhaustive des activités éligibles, et ce pour chacune des zones. Il est à noter que les travaux nécessaires à la réalisation, pour chacune des zones économiques ici présentées, des parcs d’activité, des zones commerciales et résidentielles seront déclarés d’utilité publique.
La zone économique spéciale d’Oyo-Ollombo sera située sur une emprise géographique terrestre dont la superficie a été déterminée par des études réalisées par des cabinets d’expertise sollicités de manière conjointe par les ministères en charge de l’Aménagement, de l’Equipement du Territoire et des Grands Travaux et des Zones économiques spéciales.
Sous réserve d’un agrément au régime des zones économiques spéciales, les entreprises pouvant s’y installer doivent avoir essentiellement une vocation exportatrice dans les quelques domaines suivants (liste non exhaustive là également) :
sylviculture et exploitation forestière ;cultures de céréales et autres cultures ;culture de légumes, pépinières, horticultures ;culture de fruits, de noix, de plantes pour boisson et épices ;élevage ;pêche, pisciculture et aquaculture ;transformation et conservation des fruits et légumes ;fabrication de produits pharmaceutiques ;santé humaine et action sociale ;commerce de gros et activités des intermédiaires ;construction de bâtiments ;génie civil ;fabrication et réparation de machines et d’équipements professionnels ;
La zone économique spéciale de Ouesso est une emprise géographique terrestre d’une superficie de trois mille sept cent quatre-vingt-seize virgule trente neuf kilomètres carrés (3796,39 kms2) délimitée par les coordonnées précisées dans le plan annexé à la loi.
Sous réserve d’un agrément au régime des zones économiques spéciales, et outre des activités identiques à celles des deux zones économiques spéciales précédentes, les entreprises pouvant s’y installer doivent avoir une vocation exportatrice dans les quelques domaines suivants (liste non exhaustive là également) :
culture de transformation des plantes oléagineuses (palmiers à huile) ;industrie agro-alimentaire ;industrie du bois ;fabrication de corps gras d’origine animale et végétale ;exploitation et traitement primaire des produits miniers.
Après leur examen et une discussion tenant compte des spécificités particulières et de la détermination de domaines d’activités en cohérence avec le souci légitime de rentabilité des filières de production et d’écoulement de ces biens et services attendus, le Conseil des ministres a approuvé les trois projets de loi portant création des zones économiques spéciales respectives de Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso. Ils seront transmis au parlement pour adoption.
2- Projet de loi de loi portant création de l’Autorité de régulation des zones économiques spéciales.
Poursuivant son propos, le ministre Mokoki a précisé aux membres du Conseil des ministres que la loi n°24-2017 du 9 juin 2017 relative à la création des zones économiques spéciales, à la détermination de leur régime et de leur organisation, prescrit en son article 3 la création d’un organe de gouvernance, et ce sous la forme d’un établissement public administratif, à savoir une Autorité de régulation des zones économiques spéciales.
La mission de cette Autorité, dont la création est prescrite par la loi du 9 juin 2017 précitée, qui la place sous la tutelle du ministère en charge des zones économiques spéciales, sera d’assurer la régulation des zones économiques spéciales et d’arbitrer les conflits opposant l’agence de planification, les développeurs, les opérateurs et les investisseurs.
Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’Autorité de régulation des zones économiques spéciales. Il sera transmis au parlement pour adoption.
3- Projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du guichet unique de la zone économique spéciale.
Le projet de décret, également soumis à l’examen du Conseil des ministres par le ministre Gilbert Mokoki, organise un guichet unique, implanté dans chaque zone économique spéciale sous forme d’entité administrative représentant les différents services de l’Etat. Ce guichet unique a pour missions d’assister les développeurs, les opérateurs et les investisseurs dans l’accomplissement de l’ensemble des formalités liées à la création de leurs entreprises et à leur implantation dans la zone économique spéciale.
Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du guichet unique dans la zone économique spéciale.
II/- Ministère de la Défense nationale
Projet de décret portant organisation et coordination de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales.
Invité par le président de la République à prendre la parole en lieu et place de M. Charles Richard Mondjo, ministre de la Défense nationale en mission, M. Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, a rappelé aux membres du Conseil des ministres l’impérieuse nécessité pour l’Etat de faire respecter ses droits en mer, ou accomplir les obligations internationales auxquelles il a souscrit.
L’accomplissement de cette mission fait intervenir plusieurs administrations et services, et ce en vue de mener des actions régaliennes de défense et de police, mais également des actions techniques telles que le sauvetage, la dépollution, la recherche scientifique maritime, etc.
La loi n°5-2019 du 5 février 2019 relative aux modalités de recours à la coercition et à l’emploi de la force en mer et dans les eaux continentales oblige ainsi les pouvoirs publics à organiser la coordination des activités et une mutualisation des moyens de l’ensemble des administrations de l’Etat intervenant en mer et dans les eaux continentales.
C’est donc l’objet du présent projet de décret, lequel vise aussi bien les activités susmentionnées que l’organisation des moyens à déployer sur les plans stratégique et opérationnel.
Placé sous la responsabilité du Premier ministre, chef du gouvernement et assisté d’un secrétariat permanent, un comité interministériel est donc créé, avec pour principales missions :
d’élaborer la stratégie nationale pour la mer et les eaux continentales ;de veiller à la cohérence des actions menées en mer et dans les eaux continentales par les différentes administrations de l’Etat intervenant en mer ou dans les eaux continentales ;d’orienter et favoriser les échanges de compétences et la mutualisation des moyens ;
Le décret soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres décrit les différents niveaux d’intervention et de coordination opérationnelle des actions à mener en mer et détermine les modalités de leur financement.
Prenant la parole, son Excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a rappelé aux membres du Conseil des ministres l’attention particulière que les pouvoirs publics doivent porter à la maîtrise de ces espaces de souveraineté que sont la haute mer et les eaux continentales, en ce qu’ils concernent des domaines à la fois stratégiques et objets de tentations criminelles tels que les hydrocarbures, les mines, et même les infrastructures sous-marines de télécommunications.
Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant organisation et coordination de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales.
III/- Nominations
Au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes :
Ministère de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public.
Président du Comité de direction de l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité : M. Gaston Andoka, Docteur en biochimie, chargé de recherche de 10e échelon ;Directeur général de l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité : M. Jean-Jacques Ngoko Mouyabi, ingénieur principal des techniques industrielles catégorie I, 8ème échelon.
Plus rien n’étant à l’ordre du jour, le président de la République a alors levé la séance.
Commencée à 10h 00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h00.
Fait à Brazzaville, le 27 mars 2019
Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’guesso a assisté le 23 mars en Angola à la célébration du 31e anniversaire de la bataille de Cuito Cuanavale.

Vue de quelques chefs d’Etat invités à la célébration des 31 ans de la bataille de Cuito cuanavale dont D. Sassou-N'guesso (2ème position en partant de la droite)
La bataille de Cuito-Cuanavale est un épisode de la bataille la plus importante menée sur le continent africain, depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle a opposé les forces angolaises du MPLA soutenues par l’armée cubaine, à l’UNITA, aidée par les forces sud-africaines. Elle marqua le début de la fin de l’armée sud-africaine de l’époque (SADF), ce qui poussa le gouvernement de l’Apartheid à négocier. C’est l’élément déclencheur du règlement de la situation politique en Angola et en Namibie (alors Sud-Ouest africain).

Dépôt de gerbes de fleurs par les chefs d'Etat devant le monument commémoratif
Eu égard à son rôle combien important dans les efforts de paix en Angola et en Afrique australe, Denis Sassou-N’guesso dont le nom est associé au protocole de Brazzaville le 13 décembre 1988 qui avait ouvert la voie à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ayant entrainé la fin du système d’Apartheid a assisté à l’évènement en qualité d’invité d’honneur.
Les chefs d'Etat devant le monument commémoratif
Cuito Cuanavale, petite bourgade d’antan est complètement modernisée aujourd’hui. Située au sud-est de l'Angola, à 800 kilomètres de Luanda, elle a vécu le 23 mars 2019 au rythme de grands évènements et est devenu un véritable pole d’attraction au regard du poids de l’histoire qu’elle porte.
La Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a tenu le 24 mars 2019 à N’djaména, sa 14ème session ordinaire. Au terme des travaux ils ont convenu que la 15ème session ordinaire se tiendra à Yaoundé en République du Cameroun, sous la Présidence en Exercice de Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.

Président dédié au Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) Denis Sassou-N’guesso a reçu les félicitations de ses pairs pour les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du PREF-CEMAC, eu égard aux signes de sortie d’une longue récession qui a duré plus de quatre ans.
Sur la base du rapport présenté par le président de la République du Congo sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du PREF-CEMAC, la Conférence encourage tous les États et l’ensemble des institutions économiques, monétaires et financières de la CEMAC impliquées dans l’exécution dudit Programme à poursuivre leurs efforts pour renforcer la viabilité des finances publiques, et la couverture du CFA par l’application accélérée des mesures prises en vue du rapatriement des recettes d’exportations.

Les chefs d’Etat et les représentants des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC),pendant le discours du président I Déby Itno à l'ouverture de la session
Par ailleurs, la Conférence a invité à la solidarité entre les Etats et à accélérer l’aboutissement des négociations pour les programmes du Congo et de la Guinée Equatoriale. Ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir ces deux pays dans la finalisation des discussions avec le FMI,
La conférence des chefs d’Etat de la CEMAC s’est également penchée sur la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC. Aussi a-t-elle adopté la Politique Commune d’Émigration, d’Immigration et de Protection des Frontières de la CEMAC. A cet égard, elle a instruit le Président de la Commission de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’Acte Additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite Politique Commune.
Poursuivant ses travaux, la Conférence des Chefs d’Etat a suivi successivement les communications du Gouverneur de la Banque Centrale.
Autre point ayant retenu l’attention de la Conférence des chefs d’Etat de la CEMAC, c’est la question de rapatriement des recettes d’exportation en particulier des grandes entreprises, la Conférence a donné mission à la Commission de la CEMAC de défendre la position commune et solidaire des six Etats membres afin d’amener celles-ci à respecter strictement la réglementation des changes en vigueur.

S’agissant de la finalisation des Réformes Institutionnelles de la CEMAC, la Conférence a décidé de l’élection des Députés au Parlement Communautaire de la CEMAC au suffrage universel indirect et de l’autonomisation des Ecoles communautaires. Elle a invité, en conséquence, la Commission à lui présenter, à sa prochaine session, les modalités d’organisation de cette élection.
Il est indéniable que l’intégration économique et la libre circulation des personnes ne pourrait être totale que si elles reposent sur un socle sécuritaire solide. C’est pour les chefs d’Etat ont appelé à une solidarité sous régionale encore plus réaffirmée.

Photo de famille des chefs d’Etat et des représentants des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC),
Communiqué final 14e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC
La Conférence des Chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale a tenu sa 14ème session ordinaire, le 24 mars 2019 à N’Djaména (République du Tchad), sous la très haute présidence de Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Chef de l’Etat, Président en Exercice de ladite Conférence.
Étaient présents :
-Son Excellence Monsieur Faustin Archange TOUADERA,
Président de la République Centrafricaine ;
– Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo ;
– Son Excellence Monsieur Joseph DION NGUTE, Premier Ministre, représentant le Président de la République du Cameroun ;
-Son Excellence Monsieur Julien NKOGHE BEKALE, Premier Ministre, représentant le Président de la République Gabonaise ;
-Son Excellence Monsieur Francisco Pascual OBAMA ASUE,
Premier Ministre, représentant le Président de la République de Guinée Equatoriale,
Le Président de la Commission de la CEMAC, Pr Daniel ONA ONDO, rapportait les affaires inscrites à l’ordre du jour.
Outre les membres du Conseil des Ministres de l’UEÂC et du Comité Ministériel de l’UMAC, ont également participé aux travaux ;
– La Vice-présidente de la Commission de la CEMAC ;
- Le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale ;
– Le Président du Parlement Communautaire ;
– La Présidente de la Cour de Justice Communautaire ;
-Le Premier Président de la Cour des Comptes Communautaire ;
-Le Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale ;
– Le Président de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale ;
-Le Secrétaire Général de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale ;
– Les Commissaires de la Commission de la CEMAC et les premiers Responsables des Institutions,
Organes, Institutions Spécialisées et Agences d’Exécution de la CEMAC.
La Conférence a été précédée de la 33éme session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC), tenue le 22 mars 2019 et de la réunion de Concertation des Ministres du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, tenue le 23 mars 2019.
La Cérémonie solennelle d’ouverture de la Conférence a été marquée par l’allocution du Président de la Commission de la CEMAC et par le discours de Son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en Exercice de la Communauté.
A cette occasion, les Chefs d’Etat et des Délégations, par la voix du Président en exercice, se sont réjouis du retour du Président ALI BONGO ONDIMBA au Gabon après une longue période de convalescence qui l’a tenu loin de son pays.
Dans le même élan, la Conférence a rendu un hommage particulièrement mérité à Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, pour la signature, le 6 février dernier, des Accords de Khartoum qui augurent de la fin d’une longue période de souffrances infligées au Peuple frère de Centrafrique.
A l’issue de cette cérémonie d’ouverture et après la photo de famille, la Conférence a poursuivi ses travaux à huis clos.
A l’entame de l’examen des points inscrits à leur ordre du jour, les Chefs d’État ont pris connaissance du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de Route du Président en Exercice de la Conférence.
Au terme de la présentation de son Rapport, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, a été chaleureusement félicité par Ses Pairs, pour l’excellente qualité dudit rapport ainsi que pour les résultats obtenus.
A cet égard, pour les actions restantes, ils ont instruit le Président de la Commission aux fins de finaliser diligemment celles en cours de réalisation.
A leur tour, le Président Denis SASSOU NGUESSO, Président dédié au Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et le Premier Ministre Joseph DION NGUTE, au nom du Président BIYA, Président dédié au processus de rationalisation des Communautés Economiques Régionales, ont fait à la Conférence les rapports respectifs sur l’état d’avancement de ces Programmes.
Sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du PREF-CEMAC, la Conférence, tenant compte des signes de sortie d’une longue récession qui a duré plus de quatre ans, a adressé ses félicitations au Président dédié au PREF-CEMAC, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo pour les avancées enregistrées,
Sur cette base, la Conférence encourage tous les États et l’ensemble des institutions économiques, monétaires et financières de la CEMAC impliquées dans la mise du Programme à poursuivre leurs efforts pour renforcer la viabilité des finances publiques, et la couverture de notre monnaie par la mise en œuvre accélérée des mesures prises en vue du rapatriement des recettes d’exportations.
Par ailleurs, la Conférence a invité à la solidarité entre les Etats et à accélérer l’aboutissement des négociations pour les programmes du Congo et de la Guinée Equatoriale. Ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir ces deux pays dans la finalisation des discussions avec le FMI,
Prenant connaissance de l’état d’avancement du processus de rationalisation des Communautés Economiques, la Conférence a félicité Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Président dédié à la Rationalisation des CERs pour les avancées significatives enregistrées dans ce processus de rationalisation des CERs en Afrique Centrale placée sous Sa Haute Présidence Dédiée.
Afin d’accélérer ce processus et de capitaliser les résultats ainsi enregistrés, le Président Dédié à ce Programme a informé la Conférence de l’organisation d’un Sommet Extraordinaire conjoint CEEAC/CEMAC dans un avenir proche.
Poursuivant ses travaux, la Conférence des Chefs d’Etat a suivi successivement les communications du Gouverneur de la Banque Centrale.
S’agissant de la question de rapatriement des recettes d’exportation en particulier des grandes entreprises, la Conférence a donné mission à la Commission de la CEMAC de défendre la position commune et solidaire des six Etats membres afin d’amener celles-ci à respecter strictement la réglementation des changes en vigueur. À cet égard, les Chefs d’Etat et des Délégations ont donné des orientations précises pour la conduite de ladite mission.
Examinant les questions relatives à la Surveillance Multilatérale, la Conférence a pris acte des performances macroéconomiques des Etats membres ainsi que l’état de conformité en 2018 aux nouveaux critères de convergence de la CEMAC, qui demeurent encore contrastés d’un Etat à un autre. En vue d’y remédier et, surtout, de disposer d’un dispositif fiable d’alerte précoce aux crises, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’accélérer la mise en place dans les Etats membres des outils pour la redynamisation de l’exercice de la surveillance multilatérale, à savoir les Programmes Triennaux de Convergence (d’ici au 31 juillet 2019), les stratégies d’apurement des arriérés de paiement crédibles et exhaustives (d’ici au 31 décembre 2019), ainsi que des Cellules Nationales de surveillance multilatérale, incluant la mise en place d’un système plus performant en matière de l’Information statistique,
Evoquant la liquidation de la Compagnie Communautaire « Air-CEMAC, et l’affectation du boni de cette liquidation, la Conférence d’une part, a adopté deux Actes Additionnels qui abrogent l’un la création de ladite compagnie et l’autre la fixation de son siège et, d’autre part, a décidé de rétrocéder les apports des Etats membres au Fonds de Développement de la Communauté (FODEC).
S’agissant de la finalisation des Réformes Institutionnelles de la CEMAC, la Conférence a décidé de l’élection des Députés au Parlement Communautaire de la CEMAC au suffrage universel indirect et de l’autonomisation des Ecoles communautaires. Elle a invité, en conséquence, la Commission à lui présenter, à sa prochaine session, les modalités d’organisation de cette élection.
Sur l’état de la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, la Conférence des Chefs d’Etat a adopté la Politique Commune d’Émigration, d’Immigration et de Protection des Frontières de la CEMAC, A cet égard, elle a instruit le Président de la Commission de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’Acte Additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite Politique Commune.
A son tour, le Président de la BDEAC a présenté la situation de son Institution et des réformées menées en son sein. De ce rapport, il apparaît que celle-ci a nettement accru son volume d’interventions de financement des économies de la sous-région. Toutefois, tout en se réjouissant de cette embellie, la Conférence a recommandé au Président de la BDEAC la poursuite des réformes afin de restaurer sa crédibilité et d’accroître davantage ses capacités de financement. A cet égard, la Conférence a instruit le Gouverneur d’accélérer le processus de décaissement des fonds au profit de la BDEAC pour permettre le financement des entreprises.
Réagissant à la présentation du rapport du Président de la COSUMAF, les Chefs d’Etat, ont donné des orientations circonstanciées en vue de résoudre les difficultés particulières que connaît cette institution, Dans ce cadre, la Conférence a instruit la BEAC de mettre en application les dispositions de l’Acte Additionnel portant unification du marché financier de l’Afrique Centrale.
Abordant la question du financement de la Communauté, la Conférence des Chefs d’État a appelé les Ministres des Finances à une stricte application du mécanisme autonome de financement de la Communauté et de procéder, au plus tard le 31 décembre 2019, l’apurement de l’intégralité des arriérés dus au 31 décembre 2018 par les Etats, tout en recommandant une amélioration de la gouvernance au niveau de l’ensemble des Institutions communautaires.
En outre, elle a particulièrement exhorte-le Président de la Commission de la CEMAC à approfondir la réflexion sur les sources alternatives de financement de la Communauté.
Prenant connaissance des difficultés de fonctionnement du Centre Inter-Etats d’Enseignement Supérieur en Santé Publique de l’Afrique Centrale (CIESPAC), la Conférence a décidé de l’autonomisation du CIESPAC au plan administratif et financier par rapport à sa tutelle actuelle, l’Organisation de Coordination pour la lutte Contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC). Le CIESPAC sera ainsi érigé en Institution Spécialisée, à l’instar des autres Ecoles communautaires.
Au titre des mesures individuelles, la Conférence des Chefs d’Etat a entériné la nomination de Monsieur BEMBA BERAL au poste de Secrétaire Général Permanent du Système de la Carte Rosé CEMAC.
Examinant la question du retour de la Commission à son Siège à Bangui, la Conférence a recommandé au Président de la Commission de proposer un calendrier de retour progressif à convenir avec les Autorités centrafricaines.
Prenant la parole avant la clôture des travaux, le Représentant du Chef de l’Etat Gabonais a remercié les Chefs d’Etat et des délégations pour le soutien et la solidarité qu’ils ont exprimé à l’endroit de Son Excellence ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise à l’endroit duquel ils formulent leurs meilleurs vœux de prompt rétablissement.
Au terme de leurs travaux, les Chefs d’Etat et des Délégations ont adressé leurs remerciements au Président de la République du TCHAD, au Gouvernement et au Peuple tchadien pour l’accueil chaleureux et les marques de délicates attentions dont toutes leurs délégations respectives ont fait l’objet pendant leur séjour à N’Djaména.
Les travaux de la quatorzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité et de franche fraternité, témoignant de leur ferme volonté de faire progresser l’intégration en Afrique Centrale,
La quinzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra à Yaoundé République du Cameroun, sous la Présidence en Exercice de Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.
N’DJAMENA, le 24 Mars 2019
Pour la Conférence des Chefs d’Etat,
Le Président en Exercice
IDRISS DEBY ITNO
Les ambassadeurs de quatre pays nouvellement accrédités en République du Congo ont présenté leurs lettres de créance au président de la République, Denis Sassou-N’guesso, jeudi 21 mars 2019 au Palais du peuple.
Il s’agit des ambassadeurs Nina Tshering de la République de l’Inde, Serhan Ali Yigit de la République de Turquie, Anibal José Marquez Munoz de la République bolivarienne du Vénézuéla et Mbodou Seid de la République du Tchad. Les quatre nouveaux diplomates ont tous exprimé leur volonté d’œuvrer pour le développement d’une coopération mutuellement avantageuse entre la République du Congo et leur pays respectif.
Présentation des lettres de créance de l'ambassadeur de la République de l’Inde en République du Congo




Présentation des lettres de créance de l'ambassadeur de la République de Turquie en République du Congo





Présentation des lettres de créance de l'ambassadeur de la République bolivarienne du Vénézuéla en République du Congo




Présentation des lettres de créance de l'ambassadeur de la République du Tchad en République du Congo


L'Union Européenne va soutenir le Congo dans ses discussions avec le Fond Monétaire International (F.M.I). Cette affirmation est de l’envoyé spécial de cette organisation pour la Région des Grands lacs Koen Vervacke au sortir de l’audience que lui a accordée le président de la République Denis Sassou-N’guesso, mercredi 20 mars à Brazzaville.

Le Président de la République Dénis SASSOU N'GUESSO et l’envoyé spécial de l'Union Européenne pour les régions des Grands Lacs, Koen Vervaeke.
Les échanges entre les deux hommes, au cours desquels il a été question de paix, de stabilité et de développement dans la sous-région, ont permis aussi d’évoquer les négociations entre le Congo et le FMI. Aussi le diplomate européen a déclaré avoir assuré le chef de l’Etat congolais de l’engagement de L'UE d’accompagner le gouvernement du Congo dans ses tentatives visant à obtenir un financement du FMI, afin de relancer son économie.
Koen Venvarke a aussi indiqué que l’organisation dont il est le représentant pour la Région des Grands lacs se veut être l'investisseur privilégié pour le développement de l'Afrique en général et de l'Afrique centrale en particulier. Etant un des principaux partenaires techniques et financiers de la République du Congo, l’UE développe déjà sur l’ensemble du territoire congolais de nombreux projets dans des domaines multiples et variés tels que les investissements, le développement durable et la gouvernance pour le bien-être des populations.

Le Président de la République Dénis SASSOU N'GUESSO et l’envoyé spécial de l'Union Européenne pour les régions des Grands Lacs, Koen Vervaeke .
Dans ce cadre, a signifié Koen Vervaeken, l’UE a signé un accord pour la construction du port de pêche de Pointe-Noire et dans quelques semaines, elle va installer les grues pour le port de Brazzaville. L’envoyé spécial de l’UE pour les Grands lacs a aussi indiqué que l'Afrique sera en 2020 le plus gros destinataire de l'aide de son organisation qui va accroître son budget vis à vis de ce continent.
Signalons qu'après le Congo, la prochaine étape du séjour de M. Koen sera la République Démocratique du Congo.
Gaston KANGA (presse Présidentielle)
La littérature congolaise vient d’être honorée à travers le Prix « Toussaint Louverture » décerné à Henri Djombo pour l’ensemble de son oeuvre par l’Association pour le développement et la formation en Haïti, mardi 19 mars 2019 à paris.
Henri Djombo homme politique et écrivain congolais brandissant son diplôme
La cérémonie de remise du prix a eu lieu dans les locaux de l’ambassade de la République du Congo en République française. Henri Djombo homme politique et écrivain congolais n’est plus à présenter. On retient cependant que c’est un romancier internationalement reconnu, il est auteur de plusieurs ouvrages dont six romans, huit pièces de théâtre et un essai historique, toute dédiée, selon l’auteur lui-même, à l’Afrique mais aussi au monde, dont elle expose patiemment les passions, les travers, les interrogations, les attentes et les espérances. Parmi ses œuvres on peut citer « Le mort vivant », « Lumières des temps perdus », « Sur la braise », « Vous mourrez dans dix jours » ...
Vue des invités à la cérémonie de remise du prix à l’écrivain Henri Djombo
Le prix Toussaint Louverture qui lui a été remis porte le nom d’un esclave affranchi, acteur de l’indépendance d’Haïti. Il est décerné en reconnaissance de l’engagement en faveur de la lutte contre la domination, le racisme et l’intolérance.
Sensible à l’honneur qui lui est rendu et qui selon lui revient au Congo, pays qui l’a vu naître et qui lui a tant donné, Henri Djombo a déclaré ce qui suit : « Se voir couronné comme je le suis d’un prix aussi prestigieux que celui qui porte le nom de Toussaint Louverture est un motif de fierté ».
L’écrivain Henri Djombo avec le président de l’Association pour le dev et la formation à sa droite et le Chargé d’affaires a.i de l’ambassade du Congo à sa gauche
De Roger Ngombé (Les Dépêches de Brazzaville du lundi 18 mars 2019)
18 mars 1977-18 mars 2019, il y aura quarante-deux ans que fut assassiné à Brazzaville, dans sa résidence, le troisième président de la République du Congo, Marien Ngouabi. En ce jour anniversaire, nous nous faisons le devoir de relire le contexte politique, économique et social de cette époque.
Arrivé au pouvoir en 1968, soit huit ans après l’indépendance du Congo, Marien Ngouabi hérite, en effet, d’un pays traversé par des luttes politiques et armées.
Né en 1938, il est président du Congo alors qu’il n’a que 30 ans d’âge. Ancien membre du Comité central du Mouvement national de la Révolution de l’ex-président de la République, Alphonse Massamba-Débat, Marien Ngouabi rejette l’idée d’un socialisme africain que caressait son prédécesseur pour établir un modèle marxiste-léniniste menant à une grande coopération avec l’Union soviétique.
Selon certains économistes, l’organisation de la société congolaise suivant les dogmes du socialisme scientifique a eu des conséquences désastreuses sur le fonctionnement de l’Etat. Le déclin du régime Ngouabi commence en 1975, soit deux ans avant sa mort.
Les administrations publiques et les services sociaux ont grandement pâti de la préférence partisane qui a promu les membres du Parti congolais du travail (PCT) à la tête de toutes les structures publiques, sans considération des compétences, ont affirmé beaucoup d’observateurs de la vie publique de l’époque.
De plus, le principe de la trilogie déterminante qui associait le parti, le syndicat et la direction dans la gestion, a considérablement nui au rendement des entreprises étatiques. Devant cette évidence, le président Marien Ngouabi, secoué par plusieurs coups d’Etat, lance un programme triennal (1975-1977) de développement économique, social et culturel, d’un coût global de soixante-quinze milliards de franc CFA.
Celui-ci avait pour objectifs l’édification d’une économie indépendante, le désenclavement de l’arrière-pays, la réduction des inégalités sociales, la relance des entreprises publiques défaillantes, la création des nouvelles ainsi que le lancement de nombreux travaux publics.
Ce programme triennal glisse à cause des difficultés économiques, notamment la baisse drastique des prix du baril du pétrole au niveau international doublée du ralentissement de la productivité au niveau des entreprises publiques. La classe politique ne croit plus en la capacité du président de la République à redresser le pays et l’opinion est perplexe.
Ainsi, pour relancer la machine, Marien Ngouabi convoque une session extraordinaire du PCT, du 5 au 12 décembre 1975, au cours de laquelle le sommet du parti fait le constat relatif au manque de cohésion, de dynamisme de la direction politique, de la combativité des organisations de masse et des mauvaises performances des entreprises d’Etat.
À l’issue de ces assises, il a été mis en place un gouvernement de quinze ministres, dont Louis Sylvain Goma en était le Premier ministre, et un Etat-major spécial révolutionnaire composé de cinq membres dirigé par Marien Ngouabi lui-même. Denis Sassou N’Guesso, Jean-Pierre Thystère Tchicaya, Louis Sylvain Goma et Jean-Pierre Gombé en étaient les membres. Des changements sont intervenus également au niveau de la Confédération syndicale congolaise et de l’Union de la jeunesse socialiste congolaise.
Tous ces changements avaient débouché sur la convocation, en novembre 1976, de la conférence du parti en vue d’analyser le processus historique de la révolution et ses perspectives. Les préparatifs du troisième congrès extraordinaire du PCT y sont entamés.
A tout bien regarder de près, on s’accorderait que ce contexte, quarante-deux ans après, n’est pas loin de celui des années que nous vivons. Comme pour dire que l’histoire est parfois la répétition des événements, à quelques exceptions près.

C’est donc dans un contexte politique, économique et social trouble que fut assassiné Marien Ngouabi. Au cours de sa présidence, il fut particulièrement adulé par les jeunes révolutionnaires, devenant même un mythe auprès d’eux.
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