Représentant le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, au sommet Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance, le vice-Premier ministre chargé de la Coordination, des Infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean Jacques Bouya, a mis en avant la nécessité pour l’Afrique de consolider sa souveraineté économique et de renforcer ses infrastructures stratégiques.
À l’issue des travaux, il a souligné que cette rencontre avait permis de réaffirmer l’importance de bâtir des partenariats fondés sur le respect mutuel et des intérêts communs entre la France et les pays africains.
En marge du sommet, Jean Jacques Bouya s’est également entretenu avec le président de la Banque africaine de développement afin d’évaluer l’état d’avancement des préparatifs des assemblées annuelles de la BAD prévues à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026.
Le sommet Africa Forward a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des responsables politiques et économiques, des représentants de la société civile, ainsi que des institutions internationales telles que l’Union africaine, l’Union européenne et des banques de développement. Les échanges ont porté sur la recherche de solutions communes aux défis de développement, d’innovation et de croissance entre l’Afrique et la France.
C’est dans une atmosphère solennelle, en présence du nouveau ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo; du secrétaire général du gouvernement, Benjamin Boumakani; du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Guy Nestor Itoua; ainsi que d’ambassadeurs, de hauts cadres de la diplomatie, de journalistes et d’invités distingués, que s’est déroulée, le 26 avril à Brazzaville, la passation de pouvoir entre Constant-Serge Bounda le nouveau patron de la diplomatie au Congo et Jean-Claude Gakosso, son prédécesseur qui a rejoint le ministère de la Culture et des Arts, fonction qu’il avait déjà occupée treize ans auparavant.
Constant-Serge Bounda, prend les rênes des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger avec une conscience aiguë de l’honneur et de la responsabilité qui en découlent.
« Je mesure, avec gravité et humilité, l’honneur et la responsabilité de représenter, sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le peuple congolais et sa diaspora, dans toute sa diversité et ses aspirations légitimes de rayonner à l’extérieur », a-t-il déclaré.
Constant-Serge Bounda a ajouté que servir au plus près du chef de l’État, dont l’engagement constant sur la scène internationale confère à notre pays une voix respectée, constitue un privilège mais aussi une exigence permanente. Il a rappelé avoir déjà constaté, dans l’exercice de ses fonctions précédentes, que le nom du président ouvre des portes à l’étranger, illustrant ainsi le « soft power » congolais.
Grâce à son parcours, le nouveau patron de la diplomatie affirme conserver un lien profond avec la République du Congo et s’est efforcé de la servir avec passion, responsabilité et fierté. Il a évoqué, parmi les dossiers d’envergure qu’il a eu l’honneur de porter, ceux liés au bassin du Congo, aux côtés de Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix et ambassadrice itinérante des forêts du bassin, ainsi que les grandes échéances internationales où la voix de l’Afrique a été portée avec clarté et détermination par le président congolais, notamment lors de Rio+20.
Précédemment ambassadeur de la république du Congo au Mozambique, Constant-Serge Bounda a mesuré l’importance stratégique de l’appareil diplomatique congolais et a, en outre, bénéficié de l’opportunité de travailler dans l’espace régional de l’océan Indien, renforçant sa collaboration avec Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’Etranger de l’époque. Sous l’autorité du chef de l’État, ils ont ensemble renforcé la présence et l’influence de la République du Congo dans ces pays.
Le nouveau ministre a tenu à saluer « l’empreinte durable » laissée par son prédécesseur à la tête de ce ministère régalien et a affirmé sa détermination à relever les défis à venir. « Au moment où je prends ces hautes fonctions, liées à l’expression de la souveraineté de notre État, je remercie encore le président de la République », a-t-il déclaré. Il a souligné que la réussite reposera sur la mobilisation de l’ensemble de l’outil diplomatique, tant au niveau central qu’au sein des missions à l’étranger, et a rappelé le cap fixé par le président à travers le projet de société « L’accélération de la marche vers le développement ».
Il a rappelé que ce projet met la diplomatie au cœur de ses dix axes prioritaires, affirmant que le développement ne peut exister sans une insertion active dans les dynamiques mondiales.
Conscient de l’immensité de sa tâche, dans ce contexte marqué par des tensions et une certaine fragmentation des organisations internationales, il a donné le ton en indiquant ce qui suit : « C’est avec humilité, mais avec une détermination sans faille, que je m’engage à œuvrer pour être à la hauteur de la confiance placée en ma modeste personne, en m’inscrivant résolument dans la vision et sous la très haute autorité du président de la République. Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacune et de chacun d’entre vous pour relever ensemble ce défi au service de notre pays ».
Avant sa nomination au poste de ministre, M. BOUNDA occupait les fonctions d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo auprès de la République du Mozambique, avec accréditation à Madagascar, Maurice, Malawi, Seychelles et Comores.
Sa carrière met en évidence plus de deux décennies de remarquables services dans les domaines de la diplomatie et du développement international.
De 2017 à 2020, il a occupé le poste de représentant du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) à Madagascar, cumulativement avec les fonctions de directeur pays à Maurice, Comores et Seychelles.
Entre 2010 et 2017, il était le représentant du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) en Éthiopie et auprès de l’Union africaine (UA), tout en gérant le bureau de liaison du FNUAP auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
Le ministre Constant-Serge BOUNDA est pétri d’une vaste expérience acquise tout au long de sa carrière au sein des agences du système des Nations Unies, notamment : OIT, OMS, ONUG, OMM, TPIR, PNUE et FNUAP.
Ses domaines d’expertise couvrent les négociations multilatérales et intergouvernementales de haut niveau, le développement de partenariats stratégiques, ainsi que les relations internationales, parcours qui le place en pole position pour diriger l'agenda de la politique étrangère du Congo.
Le ministre Constant-Serge BOUNDA est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en sciences de l'information et d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en histoire de l'université Lyon II Lumière, en France.
Fils de BOUNDA Henri et de MIDOU Pauline, Serge-Constant BOUNDA est né à Brazzaville en 1966, il parle couramment le français l'anglais et le portugais. Il est marié et père de cinq enfants.
Légende: Passation de service au ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger entre Constant-Serge BOUNDA à droite et Jean Claude GAKOSSO à gauche
La République du Congo s’est dotée d’un nouveau gouvernement à la suite du décret présidentiel n° 2026-6176 du 24 avril 2026, pris par le président Denis Sassou N’Guesso. Cette équipe renouvelée, mise en place par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, compte désormais 41 membres, contre 37 précédemment, traduisant une volonté de réorganisation et de dynamisation de l’action gouvernementale.
Ce remaniement se caractérise par l’entrée de onze nouveaux ministres et la sortie de six membres de l’équipe précédente. Parmi les principales innovations figurent la création du poste de vice-Premier ministre, confié à Jean-Jacques Bouya, chargé de la coordination des infrastructures et de l’aménagement du territoire, ainsi que celle d’un ministre à la présidence en charge des Affaires politiques, fonction attribuée à Pierre Oba. Le gouvernement compte désormais deux ministres délégués.
Plusieurs figures font leur entrée au sein de l’exécutif, notamment les généraux Jean Olessongo Ondaye, nommé ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et Noël Léonard Essongo, qui prend en charge le ministère du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs. Le premier succède à Raymond Zéphirin Mboulou, désormais ministre de la Défense nationale.
Dans le domaine diplomatique, Constant Serge Bounda est nommé ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Jean-Claude Gakosso, qui effectue un retour au ministère de la Culture. D’autres nominations notables incluent Stève Simplice Onanga aux Hydrocarbures, Urbain Fiacre Opo aux Industries minières et à la Géologie, ainsi que Michel Djombo au Développement industriel.
Le secteur de l’emploi est confié à Rodrigue Charles Malanda Samba, tandis que Frédéric Nzé prend la tête du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, illustrant une volonté d’accélérer la transformation digitale du pays. Gustave Fulgence René Adicolle Goum est nommé à l’Enseignement technique et professionnel.
Parallèlement, six ministres quittent le gouvernement. Il s’agit de : Emile Ouosso, Gilbert Mokoki, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, Antoine Nicephore Fylla Saint-Eudes et Léon Juste Ibombo.
D’autres membres ont conservé leurs fonctions ou changé de portefeuille, assurant une certaine continuité au sein de l’exécutif.
Le nombre de ministres d’État passe de cinq à trois, tandis que celui des ministres délégués passe d’un à deux. Plusieurs personnalités conservent leurs postes, à l’image de Jean-Rosaire Ibara à la Santé ou encore Christian Yoka aux Finances.
Ce nouveau gouvernement s’inscrit dans le prolongement du processus électoral, après la démission de l’équipe précédente le 17 avril 2026 et la reconduction du Premier ministre le 23 avril. Il aura pour mission de mettre en œuvre le programme présidentiel « Accélérons la marche vers le développement », axé sur la stabilité politique, la diversification économique et l’amélioration des infrastructures.
Dans un contexte marqué par d’importants défis socio-économiques les attentes sont élevées. La lutte contre le chômage des jeunes, l’inclusion financière et la réduction des inégalités figurent parmi les priorités majeures de cette nouvelle équipe, appelée à impulser une relance durable de l’économie nationale.
Liste de la nouvelle équipe gouvernementale publiée le 24 avril 2026
1-Vice-Premier ministre, chargé de la Coordination, des Infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire : M. Jean-Jacques Bouya ;
2-Ministre d’État, ministre à la présidence chargé des Affaires politiques : M. Pierre Oba ;
3-Ministre d’État, ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat : M. Alphonse-Claude Nsilou ;
4-Ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social : M. Pierre Mabiala ;
5- Ministre de la Défense nationale : M. Raymond Zéphirin Mboulou ;
6- Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : M. Jean Ollessongo Ondaye ;
7- Ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique : M. Jean-Claude Gakosso ;
8- Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique : M. Hugues Ngouélondélé ;
9- Ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger : M. Constant Serge Bounda ;
10- Ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs : M. Noël Léonard Essongo ;
11- Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage : M. Paul Valentin Ngobo ;
12-Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public : M. Christian Yoka ;
13-Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique : M. Bruno Jean-Richard Itoua ;
14- Ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement : M. Thierry Lézin Moungalla ;
15- Ministre des Affaires foncières et du Domaine public : M. Jean-Marc Thystère Tchicaya ;
16- Ministre de la Santé et de la Population : M. Jean-Rosaire Ibara ;
17-Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective : M. Ludovic Ngatsé ;
18-Ministre de l’Environnement, du Bassin du Congo et du Développement durable : Mme Arlette Soudan-Nonault ;
19-Ministre de l’Économie forestière : Mme Rosalie Matondo ;
20-Ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale : Mme Ghislaine Ingrid Olga Ebouka-Babackas ;
21-Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande : M. Josué Rodrigue Ngouonimba ;
22-Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones : M. Aimé Ange Wilfrid Bininga ;
23- Ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf: Mme Jacqueline Lydia Mikolo ;
24- Ministre de la Coopération et de la Promotion du partenariat public-privé : M. Denis-Christel Sassou N’Guesso ;
25-Ministre de la Pêche, de l’Économie fluviale et des Voies navigables : M. Honoré Sayi ;
26-Ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique : M. Rigobert Maboundou ;
27-Ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire : Mme Marie-France Hélène Lydie Pongault ;
28-Ministre des Hydrocarbures : M. Stève Simplice Onanga ;
29- Ministre des Industries minières et de la Géologie : M. Urbain Fiacre Opou ;
30-Ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé : M. Michel Djombo ;
31-Ministre de l’Enseignement supérieur : Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki ;
32- Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation : M. Jean-Luc Mouthou ;
33-Ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat : Mme Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa née Goma ;
34- Ministre de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement : M. Luc Joseph Okio ;
35- Ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement, du Pacte social et de l’Économie informelle : Mme Inès Nefer Bertille Ingani, épouse Voumbo Yalo;
36- Ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier : M. Juste Désiré Mondélé ;
37- Ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante : M. Rodrigue Charles Malanda Samba ;
38-Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique : M. Frédéric Nzé ;
39- Ministre de l’Enseignement technique et professionnel : M. Gustave Fulgence René Adicolle Goum;
40-Ministre délégué auprès du ministre de la Culture, des Arts, de l’Industrie touristique et du Patrimoine national, chargé de l’Industrie touristique : M. Prince Bertrand Bahamboula ;
41-Ministre délégué auprès du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, chargé de la Jeunesse et de l’Éducation civique : M. Prince Michrist Kaba Mboko.
Légende: image d'archives du Conseils des ministres
Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, chers frères ;
• Mesdames et messieurs les représentants des chefs d’Etat ;
• Mesdames les Premières dames ;
• Messieurs les anciens chefs d’Etat ;
• Monsieur le président du Sénat ;
• Monsieur le président de l’Assemblée nationale ;
• Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement ;
• Mesdames et messieurs les membres du gouvernement ;
• Monsieur le président de la Cour constitutionnelle ;
• Mesdames et messieurs les membres de la Cour constitutionnelle ;
• Mesdames et messieurs les présidents des institutions constitutionnelles ;
• Mesdames et messieurs les secrétaires exécutifs de Conseils consultatifs ;
• Mesdames et messieurs les représentants des organisations et institutions internationales ;
• Mesdames et messieurs les parlementaires ;
• Mesdames et messieurs les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques ;
• Distingués invités ;
Mesdames, messieurs ;
Avec la tenue réussie, dans la paix des cœurs, la tranquillité des esprits, la transparence, du scrutin présidentiel du dimanche 15 mars 2026, la République du Congo, notre cher beau pays, vient de doter ses annales politiques d’une nouvelle page rédigée à l’encre indélébile d’une grande responsabilité historique.
Conforme à notre agenda démocratique, cette élection a mobilisé l’ensemble de la population à toutes les phases de sa préparation et de son déroulement, ce qui a permis un taux de participation de 84,65%.
Le peuple m’a renouvelé sa confiance avec 94,90% des suffrages exprimés. Nous nous retrouvons donc aujourd’hui pour magnifier, à travers la présente cérémonie d’investiture, la grande sagesse de notre peuple dans l’exercice de la démocratie. Mais auparavant, je voudrais formuler mes sincères remerciements aux chefs d’Etat et de gouvernement qui, en dépit des contraintes de calendrier, ont accepté de rehausser, par leur présence, la solennité de cet important événement.
En effectuant le déplacement de Brazzaville, vous témoignez, une fois de plus, de la force des liens de fraternité qui nous unissent personnellement ainsi que la vitalité de l’amitié et de la solidarité qui fondent l’étroite proximité de nos peuples. J’exprime les mêmes sentiments de profonde gratitude aux délégations et personnalités venues pour partager avec nous ces instants. Je formule toute ma reconnaissance aux filles et aux fils du Congo qui, dans une ferveur inédite et par une participation massive au scrutin du 15 mars dernier, ont accompli leur devoir civique en toute responsabilité.
En portant leurs suffrages sur mon projet de société, les Congolaises et les Congolais ont fait le choix de l’expérience, de la responsabilité, de la stabilité et de la continuité. Le peuple m’a donc accordé à nouveau sa confiance. Pour faire confiance, il faut d’abord croire. Le peuple croit en mon projet « L’accélération de la marche vers le développement ».
C’est, par ailleurs, avec beaucoup d’émotion teintée d’une grande humilité que j’apprécie ce nouvel appel du devoir. C’est tout le sens de mon serment de ce jour. Dès lors, je m’engage à ne ménager aucun effort dans la prise en main et la gestion des principaux défis du développement de notre pays. Porter la foi et l’espérance du peuple est une lourde responsabilité devant ma conscience, devant l’histoire.
Plus précisément, l’engagement que je prends est de ne jamais trahir ce peuple qui s’est mobilisé pour m’honorer et me renouveler sa disponibilité. A nos compatriotes qui, au cours de ce scrutin, ont fait des choix différents que je respecte, je reste attentif à toute proposition constructive pour le Congo, dans le cadre d’une République fraternelle et solidaire. Dans ce sens, je note le fair-play des autres candidats qui, par leur participation, ont contribué à la consolidation de la démocratie pluraliste dans notre pays.
Enfin, qu’il me soit aussi permis de saluer le grand mérite et l’efficacité des personnels de la Force publique qui, après avoir participé au vote en tant que citoyens congolais, ont assuré la sécurité des opérations. C’est ainsi que l’expression du suffrage s’est déroulée en toute sérénité, ce qui a permis au peuple de réaffirmer l’intangibilité de sa souveraineté.
• Mes chers compatriotes ;
Le scrutin du 15 mars 2026 consacre trois principaux vainqueurs :
• la paix ;
• la démocratie ;
• le peuple.
S’agissant de la paix, le peuple, qui a fait le choix de la continuité et rejeté le cycle des troubles socio-politiques, reste fermement attaché à la paix. Voilà pourquoi, en cette solennelle occasion, je réaffirme ma détermination à faire que la paix devienne un acquis irréversible pour notre pays. Je confirme, par la même occasion, ma disponibilité pour accomplir des missions de paix et de conciliation en Afrique et ailleurs dans le monde.
Le scrutin du 15 mars 2026 est également une victoire pour la démocratie dès lors qu’il contribue au raffermissement du pluralisme politique et au renforcement de nos processus électoraux. C’est pourquoi, je félicite les forces politiques qui, face aux divergences partisanes et à bien d’autres dérives attentatoires à la paix et à la cohésion nationale, ont plutôt privilégié l’intérêt supérieur de la Nation.
Enfin, le grand artisan de cette victoire est le peuple qui vient de franchir ce cap majeur de sa vie politique. Le peuple congolais est de bonne foi et la bonne foi induit la conformité de l’acte à la parole et de la parole à la vie intérieure. Je mesure le poids de la responsabilité issue de la confiance que le peuple m’a faite. L’engagement que je prends aujourd’hui devant la Nation et la communauté internationale est de ne jamais trahir ce peuple qui s’est mobilisé pour m’honorer et me renouveler sa confiance.
Je tiens à dire :
• que l’élection présidentielle est terminée ;
• que Je suis le président de tous les Congolais, sans exception ;
• qu’il nous faut continuer de construire ensemble notre cher et beau pays, le Congo ;
• et accélérer la marche vers le développement.
Dès lors, je m’engage à ne ménager aucun effort dans la prise en mains des principaux challenges du développement de notre pays.
• Mes chers compatriotes ;
De la Nouvelle espérance à Ensemble poursuivons la marche, en passant par le Chemin d’avenir et la Marche vers le développement, le Congo s’est progressivement transformé. Nous avons restauré l’autorité publique, en respectant le principe de l’Etat de droit et du droit de l’Etat. Nous avons consolidé la paix, renforcé la cohésion nationale et nos institutions. Nous avons assuré la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
• Mes chers compatriotes,
Au regard de ces acquis et de vos nombreuses préoccupations recensées avant et pendant la période électorale, j’ai jugé utile et opportun de vous proposer un projet de société intitulé "L’accélaration de la marche vers le développement ".
La poursuite de la construction d’un Congo uni, ambitieux, innovant et prospère se fera à travers dix actions prioritaires.
Il s’agira :
• de mobiliser des ressources financières publiques additionnelles ;
• d’accroître l’investissement dans le capital humain ;
• d’amplifier la lutte contre les comportements déviants des agents de l’Etat ;
• de redynamiser l’économie nationale ;
• de prioriser l’agriculture au sens large et l’industrie ;
• de créer des emplois en plus grands nombre ;
• de poursuivre le déploiement des infrastructures de base et de développement ;
• de promouvoir la recherche scientifique, l’innovation technologique et le progrès technique ;
• d’approfondir les droits sociaux ;
• et de préserver un environnement sain pour la population.
Je voudrais insister sur :
1. L’intégration sous régionale : la République du Congo doit renforcer sa vocation de pays de transit, en s’appuyant sur les infrastructures de base, à l’instar :
- du corridor de développement n° 13 dans son tronçon Ouesso-Impfondo-Gouga frontière RCA
- du pont route-rail reliant Brazzaville à Kinshasa dont les travaux débuteront au cours de ce quinquennat ;
- du Chemin de fer Congo-Océan dont la modernisation apportera un coup d’accélérateur à la diversification de l’économie ;
• des aéroports internationaux reliant le Congo au reste du monde ;
• des ports maritimes et fluviaux qui alimentent le Congo et son hinterland en biens et services, affirmant sa vocation de pays de transit.
Avec ces infrastructures, le Congo se connecte progressivement à ses voisins et devient un véritable hub commercial et touristique intra-africain au rendez-vous de la Zone de libre échange continentale africaine ;
1. La mise en œuvre effective des zones économiques spéciales et des industries extractives ;
2. L’assainissement des grandes villes par des procédés modernes ;
3. L’exploitation minière règlementée par un nouveau code minier qui ne manquera pas de favoriser la création de nouvelles villes aux abords des zones industrielles ;
4. La modernisation du transport urbain pour faciliter la mobilité dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire ;
5. L’accélération du développement conformément à l’orientation de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Dans le secteur de l’électricité notamment, ce mandat sera mis à profit pour atteindre les objectifs de la Mission 300 qui vise à donner l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici à 2030. Notre responsabilité à l’horizon 2030 sera de donner de l’electricité au moins à plus de la moitié de la population. Cet objectif est soutenu par le Pacte national énergétique de la République du Congo dont les cinq piliers projettent l’ambition du Congo de la prospection à la production de l’énergie ;
6. La desserte en eau potable par système de captage d’eau souterraine, des zones non desservies ;
7. L’arrimage des universités existantes et naissantes à la recherche scientifique, aux technologies nouvelles et à l’intelligence artificielle ;
8. La création accélérée d’opportunités et d’emplois au profit des jeunes et des femmes dans le secteur de l’agriculture au sens large. La grande foire agricole du Congo tenue du 5 au 15 février 2026, à Bambou Mingali, a imprimé le rythme de l’accélération de la production agropastorale. Les zones agricoles protégées renforcent déjà cet élan de mise en valeur des potentialités de chaque département au moment où la passion pour les activités agropastorales est perceptible ;
9. L’accélération de la mise en valeur du tourisme dans toutes ses composantes avec notamment un point d’honneur sur l’écotourisme dont le fer de lance est tenu par les parcs nationaux d’Odzala-Kokoua dans le département de la Cuvette-Ouest, Nouabalé-Ndoki dans les départements de la Sangha et la Likouala, et de Conkouati dans le département du Kouilou ;
10. La revitalisation des sports et des loisirs pour un renouveau certain. J’y veillerai personnellement au cours de ce quinquennat.
• Mesdames et messieurs ;
• Distingués invités ;
M’adressant spécifiquement à la jeunesse, je voudrais souligner la place et le rôle majeurs de cette couche la plus nombreuse et la plus valide de notre population dans l’accélération de la marche vers le développement.
Par son dynamisme, son énergie et sa vitalité, la jeunesse demeure le moteur essentiel de la créativité et du leadership transformationnel pour notre pays.
Accélérer la prise de conscience des jeunes appelés à prendre le relai ; à apprendre à assumer et à s’assumer, devient une exigence capitale.
Jeunes congolais, vous êtes l’avenir du Congo, un avenir qui se conjugue au présent. Ce qui se fait aujourd’hui anticipe les obligations et préoccupations auxquelles vous ferez face demain, d’où la nécessité de connaître le pays, de l’aimer et de connaître son histoire.
On ne peut pas prétendre assumer et gérer la Cité demain sans se préparer et disposer du savoir, de l’expertise et de l’expérience qu’exigent la concurrence et la compétitivité. J’invite la jeunesse au travail et à l’humilité, à interagir avec les anciens dans une sorte de contrat de génération, dans une société participative, pour rester en phase avec un adage antique selon lequel ''l’action est la force de la jeunesse, le conseil est la force des anciens".
Aux femmes, j’accorderai une attention toute particulière durant ce nouveau mandat, comme il en a toujours été le cas. Je prendrais véritablement en compte vos doléances exprimées dans le Pacte social du 8 mars 2026, qui résume vos aspirations légitimes autour de la justice sociale, l’égalité des chances, la responsabilité partagée et la redevabilité mutuelle.
• Mesdames et messieurs ;
La prochaine équipe gouvernementale sera tenue de convertir, en un programme quinquennal, le projet de société dans le Plan national de développement 2027-2031 qui devra être rapidement adopté par les élus du peuple.
Il sera aussi question de travailler pour une vision Congo 2063, en adéquation avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Je voudrais rappeler le fait que le monde est confronté à plusieurs défis, notamment celui des changements climatiques. Dans le secteur environnemental, j’afficherai la même détermination à consolider la place de notre pays dans les tranchées avancées de la lutte contre les dérèglements climatiques.
C’est ici l’occasion de saluer l’adoption par les Nations unies, en avril 2025, de la résolution instaurant la période 2027-2036 comme « Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement » à l’initiative de la République du Congo.
De même, nous croyons en une Afrique qui vivifie les idéaux du panafricanisme, ce mouvement politique qui prône la souveraineté et l’indépendance totale du continent. En la matière, les pères des indépendances ont assumé leur part de responsabilité. Ils ont cultivé et moulé les valeurs fondées sur la solidarité dans la défense des causes justes. Ce fut leur apport à l’épanouissement du panafricanisme.
Puis ils ont fait leur passage dans l’immortalité avec le ticket d’entrée de leur courage, parfois imbibé du sang du sacrifice de leur vie. Ils ont légué un outil politique, l’Organisation de l’unité africaine, devenue aujourd’hui l’Union africaine.
Nous devons être fiers de leur combat. Ils se sont battus pour la dignité, la liberté et la justice. Nous récoltons aujourd’hui les fruits de cette lutte, tel qu’en témoigne la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité par les Nations unis, à travers la « Déclaration portant qualification de la traite des Africains réduits en esclaves et de l’esclavage racialisé des africains », de plus graves crimes contre l’humanité.
De nos jours, les défis sont économiques mais les exigences demeurent les mêmes. Aucun pays ne peut vivre en autarcie. L’Afrique comptera deux milliards cinq cent millions d’habitants à l’horizon 2050, majoritairement jeunes qu’il faudra nourrir, soigner et éduquer.
Présentement, près de 600 millions d’habitants n’ont pas accès à l’électricité lorsqu’on sait qu’elle conditionne le développement. C’est pourquoi, je réitère ma foi dans toutes les initiatives et tous les projets qui procèdent du panafricanisme économique. Je réaffirme ma foi dans le multilatéralisme au moment où l’humanité fait face à de multiples incertitudes et de graves menaces susceptibles de mettre en danger et d’hypothéquer durablement la paix dans le monde.
• Mes chers compatriotes ;
• Mesdames et messieurs ;
Au terme de mon propos, permettez-moi de dire qu’en ce jour où je suis investi de la haute charge de l’Etat, je pense d’abord et avec émotion, au Congo, notre pays.
• Peuple congolais résilient,
Souviens-toi de conserver une âme toujours éclairée devant les aspérités des difficultés et des obstacles. Allons de l’avant avec encore plus d’audace. Tu as raison d’espérer non pas parce que l’espérance est la dernière des déesses, mais parce que le seul espoir qu’on puisse avoir, c’est soi-même.
Guidés par le triptyque de notre belle devise Unité-Travail-Progrès, la boussole qui oriente notre action, bien ancrée dans le solide boîtier de la paix, engageons-nous résolument dans la marche accélérée vers le développement, pour que :
• Vive la République !
• Vive le Congo !
Je vous remercie.
37 Bis Rue Paul Valéry, 75116 Paris, France
Horaires de Travail (sans intérruption) :
Ouverture (opening) : 09H00
Fermeture (closing) :16H00
Téléphone :+33 1 45 00 60 57
Email: contact@ambacongofr.org
66 Quai de Boisguilbert 76000 Rouen
Téléphone :+33 7 67 02 63 30
Email :congoconsul.rouen@gmail.com