C’est dans une atmosphère solennelle, en présence du nouveau ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo; du secrétaire général du gouvernement, Benjamin Boumakani; du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Guy Nestor Itoua; ainsi que d’ambassadeurs, de hauts cadres de la diplomatie, de journalistes et d’invités distingués, que s’est déroulée, le 26 avril à Brazzaville, la passation de pouvoir entre Constant-Serge Bounda le nouveau patron de la diplomatie au Congo et Jean-Claude Gakosso, son prédécesseur qui a rejoint le ministère de la Culture et des Arts, fonction qu’il avait déjà occupée treize ans auparavant.
Constant-Serge Bounda, prend les rênes des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger avec une conscience aiguë de l’honneur et de la responsabilité qui en découlent.
« Je mesure, avec gravité et humilité, l’honneur et la responsabilité de représenter, sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le peuple congolais et sa diaspora, dans toute sa diversité et ses aspirations légitimes de rayonner à l’extérieur », a-t-il déclaré.
Constant-Serge Bounda a ajouté que servir au plus près du chef de l’État, dont l’engagement constant sur la scène internationale confère à notre pays une voix respectée, constitue un privilège mais aussi une exigence permanente. Il a rappelé avoir déjà constaté, dans l’exercice de ses fonctions précédentes, que le nom du président ouvre des portes à l’étranger, illustrant ainsi le « soft power » congolais.
Grâce à son parcours, le nouveau patron de la diplomatie affirme conserver un lien profond avec la République du Congo et s’est efforcé de la servir avec passion, responsabilité et fierté. Il a évoqué, parmi les dossiers d’envergure qu’il a eu l’honneur de porter, ceux liés au bassin du Congo, aux côtés de Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix et ambassadrice itinérante des forêts du bassin, ainsi que les grandes échéances internationales où la voix de l’Afrique a été portée avec clarté et détermination par le président congolais, notamment lors de Rio+20.
Précédemment ambassadeur de la république du Congo au Mozambique, Constant-Serge Bounda a mesuré l’importance stratégique de l’appareil diplomatique congolais et a, en outre, bénéficié de l’opportunité de travailler dans l’espace régional de l’océan Indien, renforçant sa collaboration avec Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’Etranger de l’époque. Sous l’autorité du chef de l’État, ils ont ensemble renforcé la présence et l’influence de la République du Congo dans ces pays.
Le nouveau ministre a tenu à saluer « l’empreinte durable » laissée par son prédécesseur à la tête de ce ministère régalien et a affirmé sa détermination à relever les défis à venir. « Au moment où je prends ces hautes fonctions, liées à l’expression de la souveraineté de notre État, je remercie encore le président de la République », a-t-il déclaré. Il a souligné que la réussite reposera sur la mobilisation de l’ensemble de l’outil diplomatique, tant au niveau central qu’au sein des missions à l’étranger, et a rappelé le cap fixé par le président à travers le projet de société « L’accélération de la marche vers le développement ».
Il a rappelé que ce projet met la diplomatie au cœur de ses dix axes prioritaires, affirmant que le développement ne peut exister sans une insertion active dans les dynamiques mondiales.
Conscient de l’immensité de sa tâche, dans ce contexte marqué par des tensions et une certaine fragmentation des organisations internationales, il a donné le ton en indiquant ce qui suit : « C’est avec humilité, mais avec une détermination sans faille, que je m’engage à œuvrer pour être à la hauteur de la confiance placée en ma modeste personne, en m’inscrivant résolument dans la vision et sous la très haute autorité du président de la République. Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacune et de chacun d’entre vous pour relever ensemble ce défi au service de notre pays ».
Avant sa nomination au poste de ministre, M. BOUNDA occupait les fonctions d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo auprès de la République du Mozambique, avec accréditation à Madagascar, Maurice, Malawi, Seychelles et Comores.
Sa carrière met en évidence plus de deux décennies de remarquables services dans les domaines de la diplomatie et du développement international.
De 2017 à 2020, il a occupé le poste de représentant du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) à Madagascar, cumulativement avec les fonctions de directeur pays à Maurice, Comores et Seychelles.
Entre 2010 et 2017, il était le représentant du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) en Éthiopie et auprès de l’Union africaine (UA), tout en gérant le bureau de liaison du FNUAP auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
Le ministre Constant-Serge BOUNDA est pétri d’une vaste expérience acquise tout au long de sa carrière au sein des agences du système des Nations Unies, notamment : OIT, OMS, ONUG, OMM, TPIR, PNUE et FNUAP.
Ses domaines d’expertise couvrent les négociations multilatérales et intergouvernementales de haut niveau, le développement de partenariats stratégiques, ainsi que les relations internationales, parcours qui le place en pole position pour diriger l'agenda de la politique étrangère du Congo.
Le ministre Constant-Serge BOUNDA est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en sciences de l'information et d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en histoire de l'université Lyon II Lumière, en France.
Fils de BOUNDA Henri et de MIDOU Pauline, Serge-Constant BOUNDA est né à Brazzaville en 1966, il parle couramment le français l'anglais et le portugais. Il est marié et père de cinq enfants.
Légende: Passation de service au ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger entre Constant-Serge BOUNDA à droite et Jean Claude GAKOSSO à gauche
