L’émissaire américain, Peter Pham, a rencontré le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’guesso qui est aussi président en exercice de la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs jeudi 22 février à Brazzaville. Peter Phan et Denis Sassou-N’guesso ont passé en revue la situation dans la région des Grands Lacs.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’guesso et l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs Peter Pham
L’homme d’Etat américain dont c’est la première sortie dans la sous-région depuis sa nomination en novembre 2018 a voulu ainsi s’informer sur les perspectives de Denis Sassou-N’guesso pour la promotion de la Paix et la stabilité dans la sous-région.
« J’ai commencé ma tournée à Brazzaville, au Congo, pour la simple raison que le président Denis Sassou N’Guesso est président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, il a une longue expérience, la sagesse et des perspectives », a déclaré Peter Pham à sa sortie d’audience. « Nous sommes reconnaissants de la République du Congo », a-t-il ajouté, louant le rôle que les autorités congolaises jouent dans la région, et plus récemment concernant la situation en République démocratique du Congo voisine.
Investi de la mission du département d’Etat américain entre autres de coordonner la politique américaine sur les questions transfrontalières en matière de sécurité et d’économie dans la région des Grands lacs, Peter Phan entend veiller au retour des déplacés et des réfugiés dans leur pays d’origine dans la sous-région afin que ceux-ci puissent participer à l’effort de développement une fois rentrés chez eux. Il a signifié que les États-Unis sont disposés à accompagner les efforts de paix et de stabilité en Afrique

Entretien du président de la République du Congo, Denis Sassou-N’guesso avec l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs Peter Pham
L’envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands Lacs, qui était en compagnie de l’ambassadeur américain au Congo, Todd P. Haskell, a, par ailleurs, réaffirmé la volonté de Washington de raffermir ses relations avec Brazzaville. « Nous avons allons travailler en tant qu’envoyé spécial, avec l’appui de l’ambassadeur en poste au Congo, dans le but, entre autres, de promouvoir les relations entre nos deux pays et de renforcer les liens bilatéraux dans tous les domaines », a-t-il fait savoir.
Peter Pham a également indiqué que son pays envisageait de développer des relations d’amitié et des rapports économiques étroits avec le Congo, au profit, non seulement des Américains, mais aussi du peuple congolais.
Fin connaisseur du continent africain, Peter Pham a été, avant d’être nommé à son poste actuel, vice-président du cercle de réflexion Atlantique council dont le siège est à Washington.
L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, le sénateur Abdoulaye Yérodia Ndombasi est décédé à l’hôpital du cinquantenaire à Kinshasa à l’âge de 86 ans des suites d’une maladie.
L’ancien vice-président Abdoulaye Yerodia Ndombassi
Abdoulaye Yérodia Ndombassi fut une grande figure politique de la République démocratique du Congo. Il fut l’un des plus proches soutiens de Laurent-Désiré Kabila depuis la lutte pour l’indépendance à l’époque de Patrice Lumumba, au tout début des années 1960, durant la révolution de 1964-65 avec Che Guevara, jusqu’à l’arrivée au pouvoir à Kinshasa en 1997 après avoir défait Mobutu.
A l’issue des accords de Sun City, M. Yerodia fut désigné comme l’un des quatre vice-présidents, pour le compte du parti de l’ancien président Joseph Kabila, le PPRD, fonction qu’il exerça entre 2003 et 2006.
Les trois autres vice-présidents furent Jean-Pierre Bemba du Mouvement de libération du Congo, Azarias Ruberwa du Rassemblement des congolais pour la démocratie, et Arthur Zahïdi Ngoma de l’opposition non armée.
Abdoulaye Ndombassi Yérodia fut aussi ministre des Affaires étrangères et de l’Education nationale entre 1998 et 2002, sous Kabila le père. Il a ensuite été élu sénateur au Kongo-Central lors des élections organisées en 2007.
Après l’annonce de son décès, plusieurs messages de condoléances ont été publiés par les membres de sa famille politique ainsi que ceux qui ont eu à travailler avec lui comme le sénateur Jean-Pierre Bemba.
Le dossier Congo auprès du Fonds monétaire international (FMI) est en bonne voie, il se dégage l'idée que l'on s'achemine vers la conclusion d’un programme entre le Congo et l’institution financière de Bretton Woods. C’est ce qui ressort de l’entretien que le président de la République, Denis Sassou-N’guesso a eu avec l’administrateur du FMI pour l’Afrique francophone, Mohamed Lemine Ould Raghani mardi 19 février à Brazzaville.

Le président de la République, Denis Sassou-N’guesso et l’administrateur du FMI pour l’Afrique francophone, Mohamed Lemine Ould Raghani
L’administrateur de l’institution financière de Bretton Woods pour l’Afrique francophone a saisi cette opportunité pour présenter au président de la République tous les contours du dossier du Congo avant d’évoquer les relations bilatérales avec le FMI.
Faisant le point des derniers développements en rapport avec le dossier du Congo auprès du FMI, Mohamed-Lemine Ould Raghani , a présenté les progrès enregistrés dans le traitement du dossier du Congo. « Entre le Congo et le FMI, les choses avancent dans le bon sens », a t-il affirmé tout en indiquant que les principaux points de blocage ont pu être levés, avec notamment un compromis autour de la restructuration de la dette publique du pays.
Le bémol dans ses propos est qu'il subsiste encore quelques aspects techniques à peaufiner. Ceux-ci concernent essentiellement le budget de l'État et les réformes structurelles. Si un arrangement a pu être trouvé avec certains partenaires sur l’épineuse question de la dette, la prochaine étape, a fait savoir Mohamed-Lemine Ould, Raghani, consiste à trouver des moyens pour le traduire dans les faits.
Selon lui « la consolidation budgétaire aujourd'hui au Congo suit des politiques appropriées pour la stabilité macroéconomique. « Les discussions avancent très bien et les questions de fond ont été dépassées », » assure-t-il avant de fixer l’opinion sur le niveau actuel des négociations qui sont arrivé au stade des formes liés aux procédures de l'institution qui s'appliquent à tous les états membres et qui impliquent d'autres partenaires, a-t-il précisé.

Le président de la République, Denis Sassou-N’guesso en audience avec l’administrateur du FMI pour l’Afrique francophone, Mohamed Lemine Ould Raghani
En rappel, les négociations entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI) ont débuté en octobre 2017 et ce, dans le but de permettre au pays de relancer son économie affectée par la baisse des revenus pétroliers. Pendant cette période, le gouvernement a engagé un certain nombre de réformes liées à la gouvernance et aux finances publiques. Parmi les avancées dont a fait allusion l’administrateur, l’on peut citer le processus de la bancarisation des recettes fiscalo-douanières, l’interconnexion des régies financières pour le suivi des dépenses, l'audit de la dette intérieure, le recadrage macroéconomique, etc.
Mohamed-Lemine Ould Raghani est, faut-il le souligner, en mission de consultations avec les autorités congolaises, pour présenter l’état d’avancement du dossier censé aboutir à la conclusion d’un programme de réforme macroéconomique soutenu par l’institution de Bretton Woods.
Le royaume de Belgique ouvre à nouveau les portes de son ambassade en république du Congo restée fermée depuis 2015. Le processus de cette réouverture a été matérialisé par la nomination récemment du chargé d’affaires de Belgique Frédéric Meurice. Celui-ci a présenté les copies figurées de ses lettres de créance au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso cette semaine.

La réouverture de de la mission diplomatique du Royaume de Belgique en république du Congo va permettre de renforcer le dialogue avec la République du Congo sur les questions bilatérales, régionales et internationales a déclaré le chargé d’affaires du royaume de Belgique.

Le nouveau chargé d’affaires du royaume de Belgique au Congo, Frédéric Meurice.
Frédéric Meurice a fait savoir que « compte tenu du développement de la politique belge en Afrique centrale, du rôle d’un pays comme la République du Congo en Afrique centrale, du dossier des Grands Lacs et de plusieurs dossiers africains, du rôle très important que joue à cet égard le président Denis Sassou N’Guesso (…), il a été jugé opportun que la Belgique dispose à nouveau de sa mission diplomatique sous la forme d’une ambassade à Brazzaville ». Le diplomate belge et le chef de la diplomatie congolaise ont aussi échangé sur les questions d’intérêt commun, dont le rôle que joue la Belgique en Afrique centrale.
Outre le chargé d’affaires du royaume de Belgique au Congo, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso a aussi reçu les copies figurées des lettres de créance des ambassadeurs de la Turquie, Serhan Ali Yigit et du Venezuela Anibal José Marquez Munoz.
Abordés tour à tour par la presse les deux diplomates ont manifesté chacun la volonté d’œuvrer pour le renforcement des relations bilatérales.

Le ministre des A.E, Jean Claude Gakosso et le nouvel ambassadeur de Turquie, Serhan Ali Yigit
Le turque Serhan Ali Yigit a, pour sa part, indiqué qu’un programme a été établi pour « la visite prochaine » du ministre Jean-Claude Gakosso en Turquie. « Nous aurons l’opportunité de rencontrer le président de la République pour lui exprimer notre volonté de travailler pour le bien de nos peuples respectifs », a-t-il laissé entendre.

Le ministre des A.E, Jean Claude Gakosso et le nouvel ambassadeur du Venezuela,Anibal José Marquez Munoz
le venezuelien Anibal José Marquez Munoz, a aussi affiché la même ambition en faisant savoir que la consolidation des liens de coopération entre la république du Congo et son pays sera placée au cœur des priorités de son mandat.
En séjour en république du Congo pour l’inauguration d’une cathédrale de l’église orthodoxe à Pointe-Noire, sa béatitude Théodore II,primat de l'église orthodoxe, patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, a eu des entretiens le 15 février, avec le président Denis Sassou-N’guesso.

Le président Denis Sassou-N’guesso et sa béatitude Théodore II, patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique
Le chef religieux dont c’est la 3ème visite en terre congolaise s’est réjoui à Brazzaville la capitale. Il ose espèrer que sa venue au Congo va donner un coup d’accélérateur à la coopération encore timide entre le gouvernement congolais et l’église orthodoxe ; coopération qui ne se résume jusqu’ici qu’à un orphélinat et une école cogérer par les deux parties à Dolisie dans le département du Niari.

Le président Denis Sassou-N’guesso en audience avec sa béatitude Théodore II, patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique
Le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique se rendra ensuite à Pointe-Noire et Dolisie pour inaugurer une cathédrale et un bâtiment dédié aux enfants.
« Je suis le primat de l’église. Je dois inaugurer pour mettre à la disposition de la population », a expliqué sa béatitude Théodore II.
Il a salué la cohésion qui règne au Congo entre les différentes confessions religieuses.
Basée au Congo depuis trente-cinq ans, l’église orthodoxe mène plusieurs actions en faveur des enfants et d’autres couches sociales.
Le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Zurab Pololikashvili entend faire du secteur du tourisme un levier économique en république du Congo. Zurab Pololikashvili en a fait l’annonce à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la république samedi 16 février dernier.

Le président Denis Sassou-N’guesso et le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili
L’entretien entre les deux personnalités a porté essentiellement sur les stratégies à mettre en place pour booster le secteur du tourisme au Congo. Ayant été bien édifié sur les atouts naturels que le pays dispose dans ce domaine, le secrétaire général de l’OMT a estimé que son institution doit donner un coup de pouce au Congo, afin que ce secteur, porteur de richesse et créateur d’emplois, décolle véritablement.

Le président Denis Sassou-N’guesso recevant un présent du secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili
L’action de l’OMT dans le secteur, a-t-il souligné, portera dans un premier temps sur la valorisation de l’ensemble des sites touristiques que le Congo compte sur l’ensemble du territoire.
« Nous avons senti, auprès du chef de l’Etat congolais, une réelle volonté de faire du Congo une grande destination touristique. Au regard de cette ambition, le Congo peut compter sur notre appui. Nous devons, à première vue, mettre en valeur tous les sites que le pays dispose, en termes de ressources naturelles et managériales. Notre objectif est d’attirer vers le pays des milliers de touristes de par le monde », a expliqué Zurab Pololikashvili.
L’OMT, selon son secrétaire générale, envisage également la création d’un centre de formation en écotourisme au Congo. La demande en matière d’éducation dans ce domaine, a-t-il relevé, est en forte croissance.
Cette ambition de l’OMT a été saluée par le président de la république car le développement du tourisme au Congo s’inscrit dans le plan de développement et de la politique de diversification de l’économie.

Photo de famille à l'issue de l'audience
Notons que le secrétaire général de l’ OMT, Zurab Pololikashvili a séjourné à Brazzaville dans le cadre du lancement de la première édition de la Caravane de la Charte africaine du tourisme durable et responsable qui s’est déroulée, le 14 février.
Alexandre Elenga, jeune artiste peintre franco-congolais a fait cette semaine la promotion de l’art congolais à paris à travers une exposition du 9 au 12 février à l’Espace Marguerite Charlie, 15 rue Denfert Rochereau 93200 saint Denis. L’exposition précédée d’un vernissage le 8 février a eu pour thème “color power“ le pouvoir de la couleur.

Alexandre Elenga qui dit exercer une peinture métissée issue de sa double culture française et congolaise crée ainsi un langage contemporain affirme-t-il. C’est pourquoi ses créations, ajoute-t-il, sont colorées et engagées.
L’idée de cette pratique explique l’artiste, lui a été inspirée par l’expression “Homme de couleur“. La société dit-il, emploie cette expression pour désigner l’Homme noir ; le blanc et le métis ne sont-ils pas Homme de couleur ? s’est-il interrogé. Alexandre Elenga précise que son travail est un voyage dans des références populaires devenues symboles d’émancipation.

Les saturations des couleurs se superposent aux couleurs des peaux pour interroger les appartenances raciales et faire résonner son œuvre comme outil de critique sociale. Ici, pensent-il, les couleurs ne séparent pas mais unifient.

Alexandre Elenga peint non seulement pour communiquer un sens mais aussi pour faire ressentir des émotions à travers chacune de ses toiles. Agé aujourd’hui de 21 ans, Alexandre Elenga a eu l’occasion d’exposer ses œuvres dans différents endroits, différents pays et collaborer avec quelques marques. C’est en travaillant sur son projet de Bac dont le thème était, « Créer des rencontres », qu’il s’est pris d’intérêt pour le peintre cubain Wifredo lam et pour son œuvre sur le métissage.

Et c’est donc ainsi que le jeune artiste a eu comme une révélation et a compris que les gens doivent accepter leurs différences et respecter celles des autres. Il a compris que quelque soit les différences culturelles ou raciales, nous sommes similaires.

La chanteuse congolaise a fait parler d’elle en Suisse, en décrochant le prix de la créativité musicale de la fondation Beyond, le 8 février.

Sheryl Gambo
Les prix décernés par la fondation Beyond soulignent la passion pour la créativité et la polyvalence musicale d’un artiste qui incarne l’esprit et les valeurs de Beyond Music de manière remarquable. « C’est une fierté pour moi et pour mon pays que des acteurs de la world music aient reconnu la qualité du travail d’une enfant du Congo », s'est réjouie Sheryl Gambo.
Cette prestigieuse distinction offre aux artistes de toutes les cultures et de toutes les origines un espace leur permettant de s’inspirer mutuellement et de collaborer à l’innovation musicale. « J’ai été inscrite dans ce projet par mon manager. J’y ai posté quatre à cinq chansons tirées de mes albums. Le même jour, j’ai été surprise par plusieurs demandes de collaboration. Kate Northrop, une parolière américaine, m’a soumis un texte en anglais et m’a expliqué qu’elle a été impressionnée par ma voix et le mbochi, la langue dans laquelle j’ai chanté ma chanson O’kerah », a-t-elle rapporté.
De cette première sollicitation, une deuxième s’en est suivie avec le compositeur et arrangeur Kazakhstan Eduard Glumov et une troisième avec le flûtiste suisse Sandro. La rencontre entre ces quatre artistes a ainsi donné naissance à « Water », une chanson qui parle de la peine des mères qui parcourent parfois des kilomètres pour avoir quelques seaux d’eau dans les pays africains. « Eduard Glumov a proposé la musique, Sandro a tenu à accompagner ma voix et Kate a fait à ce que j’ajoute un texte en mbochi et que je laisse libre cours à mon inspiration personnelle comme je le fais d’habitude », dévoile l’artiste.
Cette collaboration fera suite à des ateliers et à l’enregistrement d’un album par Beyond Music en France, sous la direction de Larry Klein, producteur et auteur-compositeur ayant produit plusieurs artistes de renom comme Norah Jones, Tina Turner, Tracy Chapman, Rickie Lee Jones et d’autres artistes.
Durly Emilia Gankama ( Les Dépêches de Brazzaville)
37 Bis Rue Paul Valéry, 75116 Paris, France
Horaires de Travail (sans intérruption) :
Ouverture (opening) : 09H00
Fermeture (closing) :16H00
Téléphone :+33 1 45 00 60 57
Email: contact@ambacongofr.org
66 Quai de Boisguilbert 76000 Rouen
Téléphone :+33 7 67 02 63 30
Email :congoconsul.rouen@gmail.com