Le premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a effectué du 25 mai au 5 juin 2023 une visite de travail en France axée sur la coopération bilatérale. L’un des temps forts de cette visite a été sa rencontre avec la première ministre de la République française Elisabeth Borne à Matignon. L’occasion a permis faire le point de la coopération entre le Congo et la France, de passer en revue les questions liées au Climat à l’Agriculture, à l’Environnement, à la préservation des forêts, à la formation des cadres et à l’Economie.
Paris veut en effet se positionner dans le processus de diversification de l’Economie congolaise dominée par la rente pétrolière avec un accent sur la coopération entre les Petites et moyennes entreprises congolaises et les Très petites entreprises (TPE) congolaises et françaises.
La coopération bilatérale depuis le dernier passage d’Anatole Collinet Makosso à Paris en août 2021, dans un contexte marqué par les négociations avec le Fmi et, au niveau environnemental, par la préparation de la Cop 26 a connu beaucoup d’avancées. Les deux Premiers ministres ont noté avec satisfaction la bonne mise en œuvre du mémorandum en vue d’en vue de la Facilité élargie de crédit que le gouvernement de la République du Congo a conclu avec l’appui de la France.
Ils se sont également félicités de la convergence de vues entre leurs deux pays et entre les présidents Denis Saasou-N’guesso et Emmanuel Macron sur les questions liées à la préservation de l’environnement, à la lutte contre le réchauffement climatique.
Les deux personnalités ont aussi saisi l’opportunité de leur rencontre pour faire le tour d’horizon de la situation politique internationale et de la situation des entreprises françaises évoluant au Congo, confrontées à d’énormes difficultés et qui sont dans l’attente de la promesse du gouvernement du Congo de réduire la dette qui leur est due.
Avant cette rencontre avec Elisabeth Borne à Matignon, Anatole Collinet Makosso a fait l’avant-veille, une incursion au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale française pour y assister à une séance de questions orales au gouvernement. Puis le premier ministre s’est rendu à la Fondation Charles-de-Gaulle où avec Hervé Gaymard, président de ladite Fondation ils ont parlé des « liens entre la France et le Congo, entre le gaullisme et le Congo
Si le Premier ministre, signant le livre d’or de la fondation, a fait l’éloge de la restauration de la mémoire pour lutter contre l’oubli collectif, le président de la fondation Charles-de-Gaulle, Hervé Gaymard, lui, a insisté sur l’histoire entre cette fondation et Brazzaville.
« Je voudrais encore remercier le président Denis Sassou N’Guesso d’avoir organisé à Brazzaville, en 2020, ce grand colloque qui s’est déroulé en deux journées sur Charles de Gaulle qui a été un immense succès. Et maintenant, suite à la récente rencontre entre le président Sassou N’Guesso et Emmanuel Macron, à Brazzaville, nous sommes partis pour un très beau projet mémoriel pour regarder sur le XXIe siècle et construire l’avenir », a-t-il indiqué.
Le séjour parisien du chef du gouvernement, a été rythmé de nombreux échanges allant de l’économie en passant par la politique jusqu’à l’enseignement.
Au nombre de ceux-ci, on retiendra celui avec le secrétaire d’État aux Affaires étrangères serbe, Goran Aleksić. Entre les deux hommes d’État, il a été question de démarrer les accords mixtes de coopération liant la Serbie et le Congo.
Dans le cadre du partenariat public-privé, il a reçu Hugues Kronacker et Christian Van de Sompel dont l’entreprise belge, Heveco, est déjà présente au Congo. Avec ces investisseurs, les échanges ont porté sur la densification, l’extension et la diversification de l’activité de leur société dans le département de la Lékoumou, au Congo.
L’enseignement supérieur qui était inscrit en bonne place dans l’agenda du premier ministre a donné lieu à une séance de travail avec Thierry Philippot, directeur de l’Institut supérieur de professorat et de l’éducation de l’université de Reims et Frédéric Castel, directeur adjoint dudit institut et expert AUF pour l'École nationale de formation initiale et continue des enseignants (Enfice) de Mouyondzi, dans la Bouenza. Les partenariats naissants entre cet Institut national de l’université de Reims, représentés par les deux interlocuteurs d’Anatole Collinet Makosso et le Congo ouvrent les portes d’une coopération universitaire fructueuse avec en perspective la mise en œuvre du Projet d’appui à l’amélioration du système éducatif sur l’évolution de la formation initiale et de la formation continue des enseignants.
En l’état, l’accord cadre proposé entre les deux parties ne concerne que les mobilités des étudiants, chercheurs et personnels. « Il nécessite d’être amendé en mettant un accent sur la formation initiale des enseignants », a expliqué madame Emmanuel Delphine Edith, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation technologique du Congo.
Ce projet concerne également l’Enfice de Mouyondzi qui donne aux formateurs des compétences requises pour la transmission du savoir, du savoir-faire, creuset de la formation continue, de l’encadrement pédagogique et de la recherche.
Profitant du séjour du Premier ministre du Congo à Paris, Guy Bultynck, président de la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise / Afrique-Caraïbes-Pacifique est venu de la Belgique présenter un projet d’implantation d’une usine d’emballages au Congo.
Le président de la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise / Afrique-Caraïbes-Pacifique s’est dit satisfait au vu de l’avancée des pourparlers susceptibles d’aboutir à l’installation d’une usine qui pourrait placer le Congo sur la carte mondiale des pays qui luttent contre les produits dérivés du pétrole tels que les objets en plastique.
Autre rencontre à inscrire dans l’agenda du séjour parisien d’Anatole Collinet Makosso, c’est celle avec Sylvie Lemmet, ambassadrice pour l’environnement au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la France. leurs échanges ont porté sur l’évocation des sujets environnementaux.
En appui des conclusions du « One Forest Summit» sur l’ambition collective concernant la préservation et la gestion durable des forêts, tenu les 1er et 2 mars derniers à Libreville au Gabon, leurs discussions ont permis d’aboutir à une possibilité d’enclencher une coopération entre la France et le Congo en matière d’environnement. De même, de donner un éclat au prochain sommet sur les trois bassins forestiers prévu dans quelques mois à Brazzaville.

La capitale togolaise a abrité le 22 mai 2023, le lancement officiel des travaux préparatoire du 9ème congrès panafricain qui aura lieu en l’an 2024 à Lomé. Le thème retenu est : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».
« En prenant en février dernier, la décision relative à l’organisation du 9ème congrès panafricain, la Conférence des Chefs d’Etats de gouvernement de l’Union Africaine a pris la pleine mesure des enjeux et des défis actuels de notre continent. Le thème retenu fait clairement de la question de la réforme des institutions multilatérales de coopération internationale une préoccupation panafricaine. Le congrès panafricain de Lomé sera l’occasion privilégiée pour les Africains vivants sur le continent et hors d’Afrique de s’interroger sur la question de leur devenir dans un monde de plus en plus instable marqué par des crises multiples et en panne de responsabilité collective et de gouvernance concertée impliquant véritablement le continent africain. Le congrès aboutira sans nul doute à l’adoption d’une déclaration qui définira les nouvelles orientations devant assurées à l’Afrique une participation active à la gestion des problèmes liés aux grands enjeux du monde contemporain », a placé dans son contexte, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur.
Les habitants du chef-lieu du département de la Likouala et ses environs vont désormais accéder à l’électricité grâce à la mise en service par le président de la République le 22 mai 2023, du premier module de la centrale thermique d’Impfondo. Celle-ci, d’une puissance de 3,4 mégawatts fait partie du premier lot du projet d’érection de la centrale hybride d’Impfondo dont la première pierre avait été posée, le 2 mars 2021, par Denis Sassou-N’guesso, pour un montant global de 18 494 589 921 FCFA. L’objectif étant de produire et de fournir l’électricité pérenne sur la base de l’énergie renouvelable de type solaire ; assurer la production en secours et d’appoint par une centrale thermique ; réaliser le réseau d’évacuation d’énergie ; augmenter le taux d’accès à l’électricité par la densification du réseau de distribution ; renforcer le réseau basse tension.
Le Président de la République Denis Sassou-N’Guesso a procédé samedi 20 mai 2023, au village Mbinjo, à quelques encablures de Mokeko, dans le département de la Sangha au lancement des travaux de construction du pont sur la rivière Sangha et de bitumage du Corridor 13, tronçon Ouesso-Pokola.
"Le projet qui nous réunit en ce lieu est un projet intégrateur, qui permettra à la République centrafricaine et à la République du Tchad d’avoir une alternative d’accès à la mer par voie ferrée, voie routière et voie fluviale. Ce faisant, la vocation circulaire du Congo comme pays de transit et de transport multimodal s’en trouvera renforcée.’’
Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu le 12 mai, à Oyo, dans le département de la Cuvette, un message écrit de son homologue d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa. Ce message lui a été transmis par l’envoyé spécial du chef de l’Etat sud-africain, Bejani Chauke.
Denis Sassou N’guesso, président de la République du Congo, a eu un tête-à-tête avec son homologue Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ce dimanche 14 mai 2023 à Oyo, dans le département de la Cuvette au nord Congo. La rencontre des deux chefs d’Etat s'inscrit dans le cadre du raffermissement des relations bilatérales d'amitié et de coopération entre leur pays.