Dans une interview accordée à la télévision nationale congolaise, l’ambassadeur de France, François Barateau, a évoqué la volonté de son pays d'aider le Congo à améliorer la qualité de son système d’enseignement supérieur. Une « feuille de route » pour une coopération renforcée dans ce secteur a été signée, en avril 2019, par les présidents français et congolais, a-t-il rappelé.
L'ambassadeur François Barateau a indiqué que de nombreuses initiatives s’exécutent déjà, notamment le projet d’appui à la modernisation de l’enseignement supérieur du Congo financé par l’Agence française de développement. Ce projet prévoit l’accompagnement de l’Ecole normale supérieure dans sa mission de formation initiale des enseignants. Il y a aussi la construction, l’équipement et l’opérationnalisation d’une plateforme de recherche et d’innovation pour la transformation et la valorisation agroalimentaire. Ce qui offrira aux chercheurs et aux entreprises un environnement pour créer de la valeur ajoutée.
Le diplomate français a poursuivi que la coopération française octroie une vingtaine de bourses d’excellence dans le but d’aider l’Université Marien-Ngouabi à rendre ses enseignants de plus en plus compétitifs, notamment dans les spécialités purement scientifiques. Par ailleurs, l’ambassade de France a lancé un premier programme de bourse régionale en 2022, au profit d’une dizaine d’étudiants qui suivent cette année leur cursus en master. Ainsi, lors du colloque international de linguistique de Dakar, en mars dernier, le Congo a constitué la délégation la plus importante des chercheurs du continent pour y présenter les résultats des travaux scientifiques. « La France s’engage pleinement dans cette "révolution qui permettra le sursaut de la jeunesse", en soutenant, par exemple, l’implantation du premier laboratoire de fabrication numérique au sein du campus de l’Université Marien-Ngouabi », a déclaré François Barateau.
Pour poursuivre dans la dynamique initiée lors du colloque international de 2020 intitulé « De Gaulle et Brazzaville, une mémoire partagée entre la France, le Congo et l'Afrique », le président Emmanuel Macron, a dit l'ambassadeur, a souhaité que le Centre de formation d'art dramatique (Cfrad), dans la capitale congolaise, devienne un mémorial de la France libre. Ce lieu est, en effet, un monument central dans la mémoire entre le Congo et la France, un lieu de création artistique, d’expression, parfois de contestation, où s’est tenue, en janvier et février 1944, la Conférence de Brazzaville présidée par le général De Gaulle, et qui a ouvert la voie aux indépendances africaines, a rappelé François Barateau.
Chargé d’histoire, le Cfrad abritait aussi d’importantes archives. « C’est dans ce cadre que l’ambassade de France a mis en œuvre, en 2019, avec le ministère congolais de la Culture, une opération de sauvegarde et de numérisation d’archives de l’Afrique équatoriale française, complémentaire d’une action de stabilisation des fondations du bâtiment, menacées par les érosions, afin de préserver ce haut lieu de mémoire partagée, et ne pas amputer la jeunesse congolaise d’un des symboles qui ont construit son histoire », selon le diplomate français. Il a, en outre, indiqué : « Suite à la visite du président Macron à Brazzaville, un financement complémentaire conséquent a pu être identifié pour poursuivre cet important projet qui, je le sais, tient également beaucoup à cœur le président Denis Sassou N’Guesso, qui m’en avait déjà parlé lors de mon arrivée à Brazzaville, en août 2019 ».
Il est prévu que l’ambassade de France engage des discussions avec le ministère en charge de la Culture pour proposer, au-delà de la réhabilitation du Cfrad, l’ouverture d’un « mémorial de la France libre ». L’action d’accompagnement de la France a également prévu une assistance pour la mise en sécurité et la valorisation des collections nationales, ainsi que pour soutenir la préfiguration et l’opérationnalisation du futur musée national du Congo qui doit permettre de valoriser l’ensemble des arts congolais au bénéfice de la population.
Rominique Makaya (Les dépêches de Brazzaville)


Le Fonds monétaire international (FMI) qui vient d'entamer un nouveau round de discussions avec la République du Congo a invité le gouvernement congolais à poursuivre les réformes amorcées afin de renforcer les équilibres macroéconomiques inscrits parmi les exigences formulées dans le cadre du programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Profitant de son séjour de travail en France, le premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso a visité le 1er juin 2023, les installations de la Cocorette une filiale du groupe français NORIAP.
Denis Sassou-N’guesso, président de la République du Congo s’est entretenu vendredi 2 juin avec Bintou Keita, Représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en République Démocratique du Congo (RDC). La situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC a constitué la toile de fond de leurs discussions.
La présidence de la République du Congo a lancé deux nouveaux sites web, presidence.cg et dsn.cg. Il s’agit d’une avancée numérique moderne qui renforce la transparence et la communication entre l’exécutif et les Congolais. Ces sites, reflètent l’engagement du président de la République et de son administration en faveur de la modernisation et l’accès à l’information publique. La mise en place de ces deux plateformes s’inscrit dans le cadre des efforts continus du Président et du gouvernement pour renforcer la transparence et l’accessibilité de l’information gouvernementale. Il témoigne de leur engagement pour la modernisation des outils de communication et la promotion de l’innovation technologique au service du développement de la République du Congo. La présidence de la République du Congo invite tous les citoyens congolais et la communauté internationale à explorer ces nouveaux sites Internet et à en tirer pleinement parti.
Le premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a effectué du 25 mai au 5 juin 2023 une visite de travail en France axée sur la coopération bilatérale. L’un des temps forts de cette visite a été sa rencontre avec la première ministre de la République française Elisabeth Borne à Matignon. L’occasion a permis faire le point de la coopération entre le Congo et la France, de passer en revue les questions liées au Climat à l’Agriculture, à l’Environnement, à la préservation des forêts, à la formation des cadres et à l’Economie.
Si le Premier ministre, signant le livre d’or de la fondation, a fait l’éloge de la restauration de la mémoire pour lutter contre l’oubli collectif, le président de la fondation Charles-de-Gaulle, Hervé Gaymard, lui, a insisté sur l’histoire entre cette fondation et Brazzaville.
Autre rencontre à inscrire dans l’agenda du séjour parisien d’Anatole Collinet Makosso, c’est celle avec Sylvie Lemmet, ambassadrice pour l’environnement au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la France. leurs échanges ont porté sur l’évocation des sujets environnementaux.
La capitale togolaise a abrité le 22 mai 2023, le lancement officiel des travaux préparatoire du 9ème congrès panafricain qui aura lieu en l’an 2024 à Lomé. Le thème retenu est : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».
« En prenant en février dernier, la décision relative à l’organisation du 9ème congrès panafricain, la Conférence des Chefs d’Etats de gouvernement de l’Union Africaine a pris la pleine mesure des enjeux et des défis actuels de notre continent. Le thème retenu fait clairement de la question de la réforme des institutions multilatérales de coopération internationale une préoccupation panafricaine. Le congrès panafricain de Lomé sera l’occasion privilégiée pour les Africains vivants sur le continent et hors d’Afrique de s’interroger sur la question de leur devenir dans un monde de plus en plus instable marqué par des crises multiples et en panne de responsabilité collective et de gouvernance concertée impliquant véritablement le continent africain. Le congrès aboutira sans nul doute à l’adoption d’une déclaration qui définira les nouvelles orientations devant assurées à l’Afrique une participation active à la gestion des problèmes liés aux grands enjeux du monde contemporain », a placé dans son contexte, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur.